Ce vendredi 18 décembre au Palais de l’Assemblée nationale à Abidjan, même si le premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan n’est pas venu , parce que le gouvernement n’a pas cru utile de décaler d’une heure ou deux , le conseil des ministres du jour pour pouvoir assister à la cérémonie de clôture de la deuxième session ordinaire du parlement , Monsieur Guillaume Soro n’a pas perdu de sa superbe.
Le chef des députés ivoiriens n’a pas abordé les autres sujets nationaux qui fâchent à savoir le parti unifié, l’alternance en 2020, et la quasi guerre des héritiers de Ouattara.
Sur la question des écoutes téléphoniques le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire n’a pas fait d’annonce nouvelle. Il a fait le choix de ne pas gêner l’approche diplomatique en cours, disant laisser le soin à Alassane Ouattara de traiter la question.
Sur la question du mandat d’amener , Guillaume Soro a tenu une posture forte et sans concession, laissant entendre qu’il n’était pas prêt à se soumettre à la convocation de la juge française qu’avons Khéris. L’ex chef du gouvernement a dénoncé la duplicité du plaignant Michel Gbagbo, tantôt français, tantôt anti-français. Il a indiqué que le fils de l’ex chef de l’état fait montre d’ingratitude à l’égard de l’état ivoirien par ses allégations de torture et de mauvais traitements.
Assuré du soutien du Président ivoirien, de son épouse , du Président Bédié et son épouse , de Mme Thérèse Houphouet Boigny, de l’ensemble des députés , et de ses amis africains et européens, ainsi que de sa famille, Guillaume Soro était en extase et a omis de faire mention du gouvernement ivoirien et du Premier ministre dans ses remerciements, après avoir salué le soutien des partis politiques locaux dont deux ont formellement et publiquement réagi : le Mfa et le Rdr.
Il est clair que le Président du parlement ivoirien est lui-même convaincu qu’il n’a pas définitivement clôt le débat, et que la polémique se poursuivra après sa sortie.
Alice Ouedraogo