Dans une interview accordée à la plate-forme Africa Football Médias, mercredi 10 juin 2020, Touré Clémentine, la sélectionneuse de l’équipe nationale féminine de football de Côte d’Ivoire a souhaité que les trois candidats déclarés à la présidence de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) se mettent ensemble pour travailler.
Touré Clémentine, reste une référence dans le domaine du football aussi bien dans son pays que dans le monde. Instructeur FIFA, elle a fait ses preuves avec la sélection nationale de la Guinée-Equatoriale en remportant la CAN en 2012. Elle est courtisée par plusieurs clubs ivoiriens qui souhaitent l’avoir comme la première responsable de leurs bancs de touche.
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« J’ai été contactée par plusieurs clubs masculins. Le Stella Club d’Adjamé s’est intéressé à moi entre 2015 et 2018, il y a eu également l’AS Tanda, l’Africa Sports d’Abidjan et plusieurs d’autres clubs de Ligue 1 pour les entraîner. Cela allait être un challenge pour moi. Pour l’instant je suis au football féminin avec la sélection nationale féminine de Côte d’Ivoire, je pense que c’est une bonne opportunité pour moi donc pour tout entraîneur de monnayer son talent en sélection », a-t-elle fait savoir.
Une information de taille gardée jusque-là dans le secret. Elle va plus loin dans ces confidences. « Plusieurs pays du Maghreb m’ont également contactée pour leurs sélections nationales féminines. Il y’a des demandes et des opportunités mais pour l’instant je préfère rester avec la Côte d’Ivoire à qui je veux offrir un trophée, le premier au football féminin ».
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Touré Clémentine est consciente qu’elle partira un jour de la tête de la sélection ivoirienne. Mais pas à n’importe quel prix puisqu’elle pose également certaines conditions. « Je sais que je partirai un jour pour monnayer mon talent ailleurs. Pour l’heure, je suis avec la Côte d’Ivoire avec laquelle je rêve un trophée. Si je pars sans le faire, ce sera un goût d’inachevé. Je ne rêve que du trophée nuit et jour. Mais si je pars sans le réussir aussi, je dirais que ce serait la volonté de Dieu. Pour le reste, c’est une question de temps ».
Et d’ajouter : « Si un autre pays a besoin de moi, nous allons analyser ensemble. Il y a mon époux qui est également entraîneur, aujourd’hui sélectionneur. Je discute beaucoup avec lui. Tout dépendra de ma famille et des propositions qui me seront faites. Il y a la volonté de Dieu »
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Parlant de l’élection à la présidence de la FIF, Touré Clémentine souhaite une chose : « Peu importe celui qui sera élu. Moi je travaille pour la nation, pour la Côte d’Ivoire. Ma prière que Dieu lui-même mette celui qu’il faut à la tête de la fédération. Que le meilleur gagne même si j’ai un droit de reconnaissance pour certains d’entre eux. Ils se valent tous, ils ont tous des qualités et ils peuvent se mettre ensemble pour travailler pour le bonheur du football ivoirien sans oublier le football féminin », a-t-elle conclu.
Adou Mel