Un seul candidat reste en lice pour l’élection à la présidence du Comité National Olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CI), prévue pour le samedi 2 mai 2026 à Abidjan. Il s’agit de Georges Joseph N’Goan, dont le dossier a été validé le samedi 25 avril 2026 par la Commission Électorale Indépendante. À l’inverse, la candidature de François Xavier Akondé a été rejetée, une décision que l’intéressé conteste vigoureusement. Il dénonce un complot et affirme sa volonté d’aller jusqu’au bout pour faire valoir ses droits.
Une élection sans suspense… pour l’instant
Sauf rebondissement, Georges Joseph N’Goan se dirige vers une réélection à la tête du CNO-CI. Sa candidature, jugée recevable, est pour l’heure la seule retenue pour ce scrutin. Mais en face, François Akondé ne compte pas abandonner. Écarté de la course, le président de la Fédération Ivoirienne de Pentathlon Moderne a décidé de passer à l’offensive.
Akondé crie à l’irrégularité
Quelques heures après la publication de la liste officielle des candidats, le climat s’est rapidement tendu au sein du mouvement olympique ivoirien. Alors que la Commission Électorale Indépendante a validé le dossier du président sortant, elle a rejeté celui de François Akondé. Estimant avoir été lésé, ce dernier dénonce une décision contraire aux textes en vigueur et évoque de nombreuses irrégularités.
” Nous attaquerons cette décision parce qu’elle comporte de nombreuses insuffisances et irrégularités. Les textes ont été taillés sur mesure pour le président sortant. Il y a trop de vices de procédure. Nous n’allons pas laisser passer cette instrumentalisation ” , a-t-il déclaré.
Dans un courrier adressé à la Commission Électorale Indépendante le dimanche 26 avril 2026 soit quelques heures seulement après la décision rendue, François Akondé a détaillé les insuffisances qu’il reproche à la décision. Il prévoit également de rencontrer ses partisans en début de semaine afin de définir la stratégie à adopter.
Un mandat sous tension
Élu en 2022 par 17 voix contre 11, Georges Joseph N’Goan a connu un mandat particulièrement agité. Ses quatre années à la tête du CNO-CI ont été marquées par des tensions récurrentes avec plusieurs fédérations sportives, qui dénoncent une gestion jugée opaque.
À ce jour, quatre fédérations sont suspendues, tandis que onze autres, sur les vingt-sept restantes, s’opposent à sa gouvernance. Plusieurs différends ont d’ailleurs été portés devant les juridictions compétentes. Dans ce contexte déjà fragile, l’élection à venir pourrait raviver les tensions, surtout si la contestation de François Akondé aboutit à un rebondissement judiciaire.
Adou Mel