Le 7 août 2025, les regards du pays tout entier convergeront vers Bouaké. La deuxième ville de Côte d’Ivoire, longtemps au cœur des épreuves et des espérances nationales, s’apprête à devenir, ne serait-ce que symboliquement, la nouvelle Terre promise. Une terre d’accomplissement, de rassemblement et de renouveau.
Car c’est depuis cette ville que les Ivoiriens verront physiquement pour beaucoup, le Président Alassane Ouattara, après l’annonce ce 29 juillet 2025 de la nouvelle que tant de cœurs attendaient : il sera candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain.
À l’image du Moïse biblique, qui libéra son peuple de l’esclavage d’Égypte pour le conduire jusqu’aux portes de Canaan, le chef de l’État ivoirien se dresse une nouvelle fois comme le guide lucide et déterminé d’un peuple en quête de paix, de stabilité et de développement durable.
Bouaké, nouveau carrefour de l’histoire
Il y a des villes qui deviennent soudainement des symboles. Par leurs cicatrices, leur résilience, leur place dans la mémoire collective. Bouaké est de celles-là. C’est dans ses rues, dans ses ruelles, dans ses visages que se lit une histoire nationale faite de luttes et de renaissances.
Et c’est ici, au cœur du pays, que tout un peuple est invité à se rassembler le 7 août prochain, non seulement pour célébrer les 65 ans d’indépendance de la Côte d’Ivoire, mais aussi pour dire merci à celui qu’ils considèrent comme le garant de leur stabilité, leur “Assurance Vie”.
Car derrière les fanfares, les défilés, les discours officiels, il y aura cette dimension plus profonde, presque spirituelle : la reconnaissance d’un peuple envers celui qui accepte de reprendre le flambeau, non par ambition personnelle, mais par devoir national.
Une annonce qui résonne comme une promesse
Il y a eu Abraham et la promesse. Il y a eu Moïse et la libération. Il y a eu Josué et la conquête. En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara aura été tour à tour celui qui promet, qui construit, qui protège.
En annonçant sa candidature, il répond à l’appel insistant d’un peuple, comme Moïse répondit au cri des Hébreux en esclavage. Il prend sur lui la responsabilité de continuer le chemin, malgré les obstacles, malgré l’âge, par amour de son peuple et par fidélité à la mission qu’il s’est donnée.
« Je suis candidat parce que notre pays fait face à des défis sans précédent. »
Une phrase simple, mais lourde de sens. Dans un contexte régional secoué par les incertitudes, l’expérience d’un homme d’État aguerri devient un rempart rassurant.
Il avait promis de passer le témoin. Mais parfois, la promesse doit céder la place à la nécessité. Et aujourd’hui, le Président Ouattara se dresse comme le garant de la transmission réussie. Un passeur de flambeau, mais qui veille encore au feu.
Un acte de fidélité
Dans le désert de leurs incertitudes, les Ivoiriens ont espéré, supplié, attendu. La réponse est désormais là. La marche continue. Le guide reste en tête.
« Ce mandat sera celui de la transmission générationnelle. » C’est plus qu’un projet politique. C’est un engagement moral et affectif, un serment de fidélité renouvelé à une nation qu’il a portée dans les heures sombres comme dans les temps lumineux.
Bouaké devient alors cette vallée de l’accomplissement, cette plaine du Jourdain où le peuple s’apprête à entrer dans une nouvelle étape de son histoire.
Une cérémonie chargée de symbole
Le 7 août à Bouaké, la fête nationale prendra une dimension unique. Elle ressemblera à un pèlerinage. Des foules viendront de tout le pays, pas seulement pour assister aux festivités, mais pour voir de leurs propres yeux celui qui continue de porter la Côte d’Ivoire dans le creux de sa main.
Le Moïse de notre temps ne s’arrête pas à la frontière de la mission. Il la prolonge, avec lucidité, avec conviction. Pour que le peuple ivoirien, fort de son unité, entre définitivement dans la Terre promise de la paix, du progrès et de la transmission réussie.
Philippe Kouhon