À l’instar de leurs homologues à travers le monde, les travailleurs de Yamoussoukro ont célébré, le 1er mai 2026, la Fête du Travail sur le boulevard Mamie Adjoua, en présence des autorités administratives, coutumières, religieuses et politiques. Entre reconnaissance des acquis et expression de préoccupations, cette commémoration a été marquée par des discours engagés.
Prenant la parole au nom de la centrale syndicale humaniste, le secrétaire régional, Ouly Adama, a salué les efforts du gouvernement en matière d’amélioration des conditions de vie, notamment les mesures sociales, les investissements en infrastructures et la revalorisation de certaines primes. Il a également rendu hommage aux travailleurs disparus et exprimé la solidarité du monde syndical à l’endroit des familles endeuillées.
Toutefois, il a dressé un tableau préoccupant du quotidien des travailleurs de la région, confrontés à la cherté de la vie, aux difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité, ainsi qu’à l’insécurité persistante dans certains quartiers. Ouly Adama a plaidé pour des réponses urgentes, notamment sur la question des loyers, des coupures d’énergie, de l’emploi et du paiement des arriérés de salaires, en particulier pour les travailleurs des plantations d’État de Toumbokro.
Pour sa part, le préfet de région, Coulibaly Gando, a félicité les travailleurs pour leur contribution au développement national. Il a insisté sur la nécessité de préserver la paix sociale, condition essentielle à la satisfaction progressive des revendications.
Reconnaissant les difficultés évoquées, il a assuré que les doléances seront examinées avec attention, tout en appelant à la responsabilité collective face aux défis économiques et sociaux. « La richesse d’un pays de façon générale, ce sont les travailleurs. C’est le secteur privé. L’administration, secteur public accompagne efficacement le secteur privé. Qui lui crée la richesse et les emplois. Il faut que chacun de nous soit conscient de cela », a-t-il fait savoir.
Harry Diallo, depuis Yamoussoukro.