Coup de tonnerre dans le monde du football avec la démission de Sepp Blatter. Quatre journalistes ivoiriens se prononcent.
Alphonse Camara ( L’Inter )
‘’La pression était trop forte’’
Je ne dirais pas que cette démission est une suite logique des choses mais il faut dire que la pression était trop forte. Nous avons constaté qu’au fur et à mesure que les jours passaient, l’étau se resserrait autour du président Blatter jusqu’à ce qu’un de ses bras droit, en la personne du secrétaire général de la FIFA soit confondu. Dans cette situation, il était sous le feu de ses adversaires notamment l’UEFA et Michel Platini qui ont eu sa peau pour finir.
-Laurent Aguié (La Matinale)
‘’Cette démission ressemble à un coup d’Etat’’
Cette démission va avoir des conséquences incalculables dans le football mondial parce que Blatter a été élu il y a seulement quelques jours. Ce qui veut dire qu’il a le soutien de la majorité des associations nationales. Donc c’est une démission qui ressemble à un coup d’Etat. Maintenant est-ce que ses partisans vont accepter ce départ du fond du cœur ? C’est à croire que l’horizon n’est pas totalement dégagé et qu’il peut y avoir d’autres turbulences.
-Patrice Beket (Le Nouveau Courrier)
‘’Il était temps de passer la main’’
Cette démission est une surprise mais en même temps une bonne nouvelle . Blatter avait besoin des 2/3 des voix mais il ne les avait pas obtenues c’est dire qu’il a été mal élu parce que depuis 2002, il a pratiquement été plébiscité. L’implication de son secrétaire général y a été pour quelque chose. Parce qu’en démocratie , lorsque vous ne dites pas la vérité et qu’on le découvre après, la seule solution qui reste , c’est la démission pour pouvoir sortir la tête haute. Blatter a été un grand serviteur du football mondial. A mon sens, il était temps qu’il passe la main.
-Antoine Mahan ( Le Sport )
‘’C’est une décision sage’’
C’est une décision sage de la part de Sepp Blatter. Avec tout ce qu’i s’est passé, il devait démissionner avant. S’il prend la décision de partir maintenant, c’est qu’il a ses raisons. La forte pression a eu raison de lui. Avec l’entrée en jeu des grandes puissances, il n’avait pas d’autres choix. Maintenant avec tout ce qui s’est pas passé , les modes d’élections à la FIFA vont-ils changer ?
Mel Adou