Société

Financement de leur plan d’actions 2023-2027 : Les Médiateurs de la République de l’Uemoa à Abidjan pour examiner les moyens de mobiliser les ressources

Par JH Koffo31 juillet 2024

Les Médiateurs de la République de l’Uemoa, réunis à Abidjan, ont examiné les moyens de mobiliser les ressources pour le financement de leur plan d’actions 2023-2027.

Le Bureau élargi de l’Association des Médiateurs des pays membres de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Amp-Uemoa) a tenu, du lundi 29 au mardi 30 juillet 2024, une réunion de réflexion au siège de l’institution le Médiateur de la République de Côte d’Ivoire, à Abidjan Cocody. Cette rencontre visait, entre autres, à se pencher sur la manière de réunir les moyens nécessaires pour financer leurs activités pour la période 2023-2027. Cette réunion de travail, qui a réuni les Médiateurs des 8 pays de l’espace UEMOA ou leurs représentants, fait suite à une session de formation qui avait rassemblé les collaborateurs des Médiateurs, du 3 au 5 juillet 2024 à Abidjan, où ils avaient réfléchi à leur contribution à l’ancrage de la médiation institutionnelle dans l’espace UEMOA. Adama Toungara, le Médiateur de la République de Côte d’Ivoire, s’est félicité de la tenue de cette rencontre.

« La mise en œuvre du plan d’actions 2023-2027 dont les modalités seront certainement définies au cours de nos échanges permettra assurément d’atteindre, dans une démarche stratégique, cet objectif d’efficacité. La réunion d’Abidjan revêt ainsi un intérêt certain. C’est pourquoi, la Côte d’Ivoire se réjouit d’accueillir cette rencontre des Médiateurs de l’espace Uemoa qui permettra, par ailleurs, d’examiner les moyens de mobiliser les ressources utiles au financement des futurs projets», a dit Adama Toungara.

Selon lui, les institutions de médiation jouent un rôle majeur dans les domaines de la protection des droits du citoyen et du renforcement de la cohésion sociale. « La mission d’intercesseur gracieux entre l’Administration et les administrés leur permettant d’intervenir en cas d’abus, d’erreur ou d’omission des services publics, rassurent les citoyens sur la prise en compte de leurs intérêts. De même, nos actions préventives en matière de cohésion sociale ainsi que les initiatives régulières de règlement des conflits communautaires démontrent l’importance des institutions de médiation dans le maintien de la paix, condition d’un développement économique durable. Afin de les prémunir de toute menace pouvant affecter leur existence, nous devons davantage travailler à améliorer leur visibilité par une plus grande efficacité dans l’exercice de nos attributions nonobstant la limitation des moyens financiers et matériels. Il convient, dans un élan de solidarité, avec détermination et résilience, de vaincre tout obstacle sur le chemin de la pérennité de nos Institutions de médiation », a dit Adama Toungara.

Il a expliqué que la réunion du Bureau élargi vient à point nommé pour l’analyse des conclusions et recommandations de la rencontre des collaborateurs, dans la perspective d’une plus grande performance des organes de médiation qui, selon lui, doivent davantage démontrer leur utilité dans la marche des États et de l’UEMOA.

Awa Nana Amadou, présidente de Amp-Uemoa : « Notre présence est avant tout le signe de l’intérêt que nous accordons à la bonne marche de notre association »

 Lors de ce rassemblement, les Médiateurs valideront, outre les recommandations de la session des collaborateurs, le plan d’action 2023-2027. Ils détermineront également la date et le pays de la 7e Assemblée générale ordinaire de leur organisation.

Awa Nana Amadou Aboudou, Médiateur de la République du Togo, assure la présidence de l’Amp-UEMOA. Elle a souligné l’importance de l’organisation dans une sous-région, selon elle, confrontée à une crise sécuritaire « sans précédent » et à des crises sociopolitiques « amplifiées par le reflux de la démocratie et de l’État de droit ». Des crises qui, selon elle, n’épargnent pas les institutions de médiation, lesquelles se retrouvent prises en étau.

 « Notre présence ici est, avant tout, le signe de l’intérêt que nous accordons à la bonne marche de notre association qui a la vocation de s’imposer comme un modèle d’organisation œuvrant efficacement au renforcement des institutions de médiation de ses États-membres, face aux nombreux défis qui s’imposent à eux. Elle est aussi et surtout le signe que la situation de nos institutions nous interpelle à bien des égards. De par notre ancrage institutionnel, nos missions, nos attributions, et notre mode de fonctionnement, sommes-nous vraiment à l’abri des aléas de notre environnement ? Comment œuvrer ensemble pour apporter un regain de dynamisme aux institutions menacées et garantir la pérennité de cette noble mission que nous menons au service des citoyens ? Voilà autant de questionnement qui nous préoccupent et urgent d’être résolus », a-t-elle dit.

JH Koffo

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