Anciennement sociétaire de du CSK Moscou, Doumbia Seydou est champion d’Afrique avec les Eléphants de Côte d’Ivoire depuis le 8 février dernier. Fin janvier, alors qu’il était encore à la Coupe d’Afrique des Nations avec la sélection ivoirienne en Guinée Equatoriale, il a signé un contrat avec l’AS Rome où évolue son compatriote Yao Kouassi Gervais dit Gervinho. Dans cet entretien accordé à Afrkipresse, le néo-romain parle de la CAN et de ses ambitions avec son nouveau club.
-Après l’effort, c’est la récompense n’est-ce pas avec cette décoration ?
Oui, après l’effort c’est toujours la récompense et surtout que nous avons tout donné pour en arriver là. Cela fait donc plaisir de voir tout ce monde réuni. Je suis vraiment heureux pour cette décoration qui est en fait la reconnaissance de la nation.
-Quel sens donnez-vous à cette cérémonie ?
Je pense que le président de la République l’a signifié dans son discours. C’est une occasion de rassemblement et de cohésion des filles et des fils de la Côte d’Ivoire sans distinctions.
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-Qu’est-ce que cela vous fait de voir les Ivoiriens vivre cette joie collective aujourd’hui ?
Tout un grand plaisir. Je suis heureux de voir que c’est par nous qu’il y a un tel rassemblement. Je serais aussi heureux si c’était par d’autres sportifs.
-Pour revenir à la compétition pensiez-vous que la Côte d’Ivoire pouvait remporter le trophée ?
Nous savions que nous partions en guerre et vous savez que toute guerre n’est pas facile. Vous pouvez prendre des coups et vivre des situations difficiles mais le plus important est de revenir avec ce que vous recherchez et c’est ce que nous avons fait. A savoir, ramener le trophée
-A quelle étape vous avez cru à la victoire finale ?
Pour être très honnête je dirais que c’était depuis le début parce qu’à notre arrivée, même si nous savions que cela n’allait pas être facile, nous avions de l’espoir. Nous étions animés d’une volonté d’aller au bout. Il y avait une certaine force en nous qui nous permettait de croire.
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-Mais lors des deux premiers matches les Eléphants ont réalisé deux nuls…
Oui, mais il fallait s’y attendre car ce sont des moments difficiles. Nous avons commencé difficilement mais à l’arrivée nous sommes là.
-Le but que vous avez inscrit contre la Guinée vous a-t-il donné de l’espoir personnellement ?
Bien sûr. Et j’ai envie d’autres trophées à la CAN.
-Lors des tirs au but en finale contre le Ghana à quoi avez-vous pensé avant d’aller au tir surtout que c’était compliqué ?
Vous savez, ce n’est pas facile de tirer les penalties dans un match ordinaire et à plus forte raison les tirs au but en finale. Il fallait que je prenne mes responsabilités et c’est ce que j’ai fait. Mais j’ai l’habitude de marquer les penalties.
-Au moment du tir de Copa. Qu’est-ce que vous vous êtes dit dans votre cœur ?
Je priais sans cesse. Ce que tous les autres joueurs ont fait également. Nous avions souhaité la réussite pour lui et Dieu merci, c’est ce qu’il a fait.
-Le plus dur commence maintenant. En êtes-vous conscient ?
Oui, je sais que le plus dur commence mais nous sommes un peu relaxes dans la tête donc cela va un peu plus faciliter notre tâche.
-Vous venez de changer de club. Un nouveau challenge ?
Oui. Mon souhait est que mon équipe termine premier ou deuxième et pouvoir jouer la Ligue des Champions l’année prochaine.
-Quel Seydou Doumbia verra-t-on dans son nouveau club, l’AS Roma après cette CAN ?
Le même avec beaucoup plus de détermination.
-Le fait de jouer désormais avec votre compatriote Gervinho est-il une source de motivation supplémentaire ?
Effectivement ça fait toujours plaisir de jouer aux côtés de son compatriote dans le même club et je pense que tout va bien se passer pour nous deux
réalisée par Mel Adou