Sport

Football : la bonne foi de la FIF ne peut être en cause dans les reports de l’AG

Par Charles Kouassi19 juin 2020

Certains esprits tentent depuis quelques jours, de faire croire que la non tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) est le fait du Comité Exécutif, alors qu’ils connaissent bien la situation sanitaire du pays et les efforts faits par l’instance fédérale. 

Les deux reports sont essentiellement dûs à la situation sanitaire et sociale liée à la COVID 19 et partant des mesures prises par les autorités gouvernementales après des réunions du Conseil National de Sécurité (CNS). D’ailleurs, tous les pays touchés par cette pandémie observent la même mesure mettant en avant la santé de leurs populations. La Côte d’Ivoire n’y échappe donc pas et la FIF met un point d’honneur à la protection des hommes du milieu du sport roi. D’où, tous les reports de l’Assemblée Générale Ordinaire de fin de saison observés jusque-là.

Pourquoi le premier report ?

Il est en rapport avec la déclaration du lundi 21 mars 2020 du président de la République, Alassane Ouattara, concernant les mesures arrêtées pour lutter contre la pandémie. L’une des mesures fixe à 50 le nombre de personnes à un rassemblement. Or, le nombre de délégués et des organisateurs de l’événement prévu pour le 16 mai 2020 est largement au dessus du taux fixé. D’où le report logique de la rencontre au 20 juin 2020

Pourquoi le deuxième report ?

Alors que toutes les dispositions avaient été prises par la FIF au plan statutaire (date fixée, lieu arrêté, remise de documents aux clubs et aux groupements d’intérêt…), par rapport à la décision du vendredi 8 mai 2020 qui a connu un allègement des mesures (nombre de personnes fixé à 200 à un rassemblement), une autre décision gouvernementale du 11 juin 2020 a remis en cause la tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire ( à neuf jours du 20 juin 2020) en revenant sur le nombre de personnes à 50. 

Que pouvait faire l’instance fédérale devant cette décision des autorités ivoiriennes ? 

Les efforts faits par la FIF

Face à cette situation, le Comité Exécutif de la FIF s’est réuni le lundi 15 juin 2020 pour analyser la situation. Le président Sidy Diallo et ses collaborateurs se sont penchés sur deux cas. Soit délocaliser l’événement à Yamoussoukro soit l’organiser coûte que coûte à Abidjan. Dans le premier cas, il s’avère qu’après les démarches auprès des autorités sanitaires, la rencontre ne peut se tenir dans la capitale politique du pays vu le nombre important de personnes à déplacer étant donné qu’Abidjan est l’épicentre de la pandémie.

Pour la capitale économique, il était envisagé la tenue de l’AGO dans 4 salles différentes du Palais de la Culture. Mais entre le lundi 15 et le vendredi 19 juin 2020, veille de la rencontre, le délai s’est avéré trop court pour les tests techniques de la logistique à déployer.

Naturellement, il était prévu des dispositions identiques à savoir un maximum de 50 personnes sur un même lieu. Peu importe le nombre de salles à occuper.

À l’impossible nul n’est tenu

Ces efforts montrent l’expression de la bonne volonté de la FIF à organiser l’AGO nonobstant toutes les contre-vérités que certains présidents club veulent laisser croire.La FIF est en attente de la décision du Conseil National de Sécurité (CNS) annoncée pour le 30 juin 2020 pour aviser. D’ici là , l’Assemblée Générale Ordinaire a été programmée pour le 4 juillet 2020 en tenant compte du délai de convocation de 15 jours qui est une disposition statutaire à respecter. Le processus électoral ne peut débuter qu’après la mise en place de la Commission Électorale le 4 juillet 2020

À ce niveau, il faut environ 40 jours d’observation entre la mise en place de la Commission et la tenue de l’Assemblée Générale Élective.

Adou Mel

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