Myss Belmonde Dogo et Charles Blé Goudé ont appelé les populations a tiré les leçons des crises passées, lors du Forum pour la paix dans le Grand Ouest.
Placé sous le thème : « Le Grand Ouest : de la guerre à la paix retrouvée, un symbole pour la Côte d’Ivoire, une expérience à partager », le Forum du Grand Ouest pour la paix se déroule à Guiglo du 13 au 16 août 2025. Cette rencontre propose un programme dense articulé autour de conférences, de panels et d’ateliers thématiques. La journée scientifique du jeudi 14 août a été marquée par la présence plusieurs personnalités dont de Myss Belmonde Dogo, ministre de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, ainsi que Charles Blé Goudé, président du Cojep, venus enrichir les échanges.
La justice transitionnelle, un moyen de régler les conflits
Le deuxième panel de cette journée scientifique, intitulé « Justice transitionnelle et mémoire collective tournée vers la paix », a permis un partage d’expériences sur la gestion des conflits chez les Bron et Kroumen. Les différentes interventions ont mis en lumière que la justice transitionnelle est profondément enracinée dans nos sociétés. Elle repose sur la volonté collective, la quête de vérité, la réparation des torts et l’implication de tous les acteurs.
Myss Belmonde Dogo a appelé les populations au devoir de mémoire collective, soulignant qu’il s’agit d’une démarche cathartique essentielle à laquelle chacun devrait prendre part. « On a peur de notre mémoire collective. Même si elle nous fait honte, il faut la regarder, non pas pour se venger, mais pour nous souvenir et ne plus reprendre la même chose », a-t-elle déclaré.
« En Côte d’Ivoire, comme un avion qui tombe, nous devons trouver la boîte noire et tirer les leçons de notre crise. », a souligné de son côté, le président du Cojep. Charles Blé Goudé a appelé les populations à redoubler d’efforts pour prévenir une nouvelle crise dans le Grand Ouest, une région déjà profondément meurtrie par les conflits passés.
La journée scientifique s’est clôturée par la restitution de l’atelier consacré au diagnostic communautaire participatif. Les communautés vivant aux côtés de leurs tuteurs Wê ont eu l’occasion d’exprimer leur point de vue sur les attitudes et comportements souvent à l’origine des tensions dans la région. Des solutions ont été proposées pour favoriser un climat apaisé.
Yaya K avec Dircom