Politique

Fpi : un proche de Sangaré oppose une fin de non recevoir à la dernière main tendue d’Affi

Par Charles Kouassi15 août 2017

Malgré le report par Pascal Affi N’guessan du congrès du Fpi du 11 août 2017, à la demande selon lui, de médiateurs mandatés par l’ex président ivoirien depuis sa cellule de prison de Scheveningen en Hollande ( Haye), le camp Sangaré ne semble toujours pas prêt à saisir la main tendue du président du Front Populaire ivoirien statutairement élu et reconnu par les autorités du pays. Dans cette entrevue Nicolas Lavri, Secrétaire général adjoint chargé de l’administration et des ressources humaines, du bureau de Sangaré enfonce le clou.

Comment se porte le FPI et quel commentaire faites vous du report du Congrès initialement prévu le 11 août 2017 ?

Le parti se porte très bien. Il est dirigé par le président élu du Congrès de Mama en 2015, Gbagbo Laurent. Celui-ci est supplée parfaitement par Sangaré qui conduit les choses merveilleusement. Il est pour l’instant en pleine réflexion depuis le séminaire des 3 et 4 mars 2017. La phase de réflexion prendra fin en octobre. En attendant, le président Sangaré rencontre les militants de toutes les régions au domicile mythique du président Laurent Gbagbo sis à la Riviera Golf. Il fera par la suite  une tournée à l’intérieur du pays. Et enfin à partir de janvier 2018, on déroule notre programme d’actions. Pour vous dire qu’aucun congrès n’a été reporté, en tout cas pas celui du FPI dirigé par Sangaré.

Vous déroulez quoi à partir de 2018 ? Peut-on dire que le divorce entre Sangaré et Affi est définitivement consommé ? Par ailleurs pourquoi prévoir d’aller aux élections en 2020, alors que personne ne maîtrise l’agenda de la CPI ? Est-ce à dire que la libération de Gbagbo n’est plus une condition pour votre retour dans le jeu politique ?

Vous pouvez appeler Affi. Nous n’avons plus de commerce avec lui. Il est radié du parti et banni du village. C’est un débat clos. Pour les élections, un parti sérieux se crée pour prendre le pouvoir,  et l’exercer pour le bénéfice de la population avec laquelle il passe un contrat de bien-être. Le seul moyen pour y arriver, ce sont les élections. Dans sa stratégie, le parti peut y renoncer momentanément, et y revenir selon son propre agenda et les circonstances. Il le décide souverainement.

Qui sera le prochain candidat de votre parti pour les présidentielles de 2020 ?

C’est un Congrès qui désigne le candidat du parti à l’élection, ensuite le candidat est investi par une convention. Ça sera su en 2018 date du prochain congrès, précisément au cours du premier trimestre de l’année.

Propos recueillis par Philippe Kouhon.

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