AFRIKIPRESSE- Paris. Ci dessous les temps forts de l’ouverture et de la première partie du 1er Forum franco-africain pour une croissance partagée, de ce vendredi 6 Février 2014, à Paris-Bercy.
[ François Hollande : « L’Afrique, c’est notre avenir » ]
Ce vendredi 6 février, s’est déroulée la première partie du 1er forum franco-africain pour une croissance partagée à Bercy. Les ministres français Michel Sapin, Laurent Fabius, et Emmanuel Macron, en charge respectivement des Finances, des Affaires étrangères et de l’Economie ont lors de leurs interventions d’ouverture, indiqué que le bateau africain était lancé et qu’il fallait le rattraper. Aux 350 chefs d’entreprises françaises et africaines présents à ce forum, Pierre Gataz, président du MEDEF a demandé de réinvestir l’Afrique qui est la deuxième grande région de croissance au monde. Une séance plénière sur le thème des jeunes au cœur de la croissance et du partenariat avec l’Afrique doit précéder la rencontre des chefs d’Etats présents au forum. Les présidents sénégalais, gabonais et ivoirien d’une part , et la ministre nigériane de l’Economie et des Finances d’autre part, ont appelé à un partenariat économique avec la France dans lequel l’Afrique ne serait pas seulement une vendeuse de ressources naturelles brutes, mais aussi dans lequel elle gagnera en industrialisation. François Hollande a énoncé pour sa part que l’avenir de la France se trouve en Afrique . « L’Afrique, c’est notre avenir » a martelé le président français. Le locataire de l’Elysée a indiqué aux opérateurs économiques français et africains que « l’Afrique est pleine d’avenir et la France pleine de projets, voilà pourquoi nous sommes ensemble » . Son intervention devait être suivie de rencontres be to be entre les opérateurs économiques.
[ Lionel Zinsou, président de la Fondation : « Africa-France est un formidable réseau social » ]
Lors de la seconde plénière de la matinée du forum franco-africain sur la croissance partagée, Lionel Zinsou, président de la Fondation Africa-France qui veut impulser la nouvelle dynamique du partenariat économique franco-africain, a souligné que la structure qu’il dirige n’était ni une agence ni une banque , « Mais un formidable réseau social des entreprises françaises et africaines (…) Nous ne finançons pas les projets mais favorisons les rapprochements de toutes les forces vives. Qu’elles soient associatives ou entrepreneuriales ». Lionel Zinsou à également indiqué que la priorité de la Fondation Africa-France sera la formation à travers un programme tourné vers l’excellence. 9 pays et 17 établissements y sont déjà associés. A côté de la formation la Fondation Africa-France devrait créer une trentaine de clubs sectoriels et de filières de sorte à mettre en connexion les acteurs des mêmes filières et secteurs d’activité.
[ Alassane Ouattara et Ali Bongo livrent leurs impressions ]
A la sortie du forum, les présidents de la Côte d’Ivoire et du Gabon répondu à des questions des journalistes.
Alassane Ouattara :
« Merci pour cette fondation Africa-France pour la croissance, et je crois que cet événement est important. Notamment, nous pensons qu’avec tout ce qui est prévu en matière de financement et de garanties, les entreprises françaises pourront faire du partenariat public-privé dans d’excellentes conditions. Nous sommes très ouverts à cela et monsieur le ministre ( Michel Sapin, ministre français des Finances et des Comptes publics, NDLR) nous vous remercions pour cette opportunité ».
Ali Bongo Odimba :
« Nous apprécions beaucoup cette initiative qui nous permet d’être ici à Paris. Nous avons beaucoup insisté sur une question qui est importante pour le développement de nos pays qui reste celle de la transformation de nos matières premières. Nous sommes des exportateurs de produits bruts actuellement, mais en les transformant, nous y ajouterons de la valeur et cela créerait aussi de l’emploi. Il nous faut aussi pousser dans la formation de nos jeunes car nous avons une jeunesse dynamique ».
ParJean Paul Oro