Son nom à l’état civil est Gaé Kpoyou Andrienne. Après le milieu du show-biz et du spectacle en France où elle a été élue en 2005, ‘’Miss Pagne’’, concours organisé pour la promotion de la beauté ‘’Black’’ dans l’hexagone, elle vire dans la politique. Pour Afrikipresse , elle a accepté de dévoiler ses ambitions.
Dites-nous comment s’est fait votre passage du monde de la beauté à celui de la politique?
C’est vrai que j’ai été élue Miss Pagne ici en France mais, il faut avouer que depuis l’intention de faire de la politique bouillonnait en moi et aujourd’hui, j’ai décidé de franchir le cap . J’ai toujours eu cette envie de servir l’autre, de me mettre à la disposition de mes concitoyens, des Ivoiriens .
Dans la pratique, comment allez-vous faire pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens ?
Je mettrai simplement à la disposition des Ivoiriens ce que j’ai appris en France. Tous les enfants ont droit à la santé, à l’éducation et surtout à la sécurité. Il faut donc construire les hôpitaux, les écoles etc…., dans presque toutes les localités ivoiriennes, surtout dans les hameaux les plus reculés. En tant que femme, mon principal combat sera pour les enfants car, de nos jours il est inadmissible qu’un enfant soit laissé en marge de l’éducation, de l’école. C’est intolérable ! (…. ) Depuis plus d’une dizaine d’années, je suis une militante de la bonne cause ici en France. J’ai toujours été au rendez-vous de toutes les tribunes où on parle de la Côte d’Ivoire, donc cela ne date pas d’aujourd’hui. J’ai été vice-présidente de la COPACI, (Courant de pensée et d’action de Côte d’Ivoire). Ma rentrée politique va se faire en Janvier 2015, avec le Nouveau Parti de Rassemblement (NPR). C’est un nouveau parti politique. Avec mes ambitions désormais affichées, je voudrais dire aux Ivoiriens que je ne suis plus Miss Pagne mais une femme politique qui a des grandes ambitions pour la Côte d’Ivoire. J’aime tellement la Côte d’Ivoire qui est mon pays que malgré les 20 années passées ici en France, et malgré les propositions qui m’ont été faites, j’ai décidé de me mettre au service de mes concitoyens. C’est vrai que la situation peut sembler difficile pour des populations mais nous devons tous garder espoir et vivre ensemble dans la paix comme par le passé et je vais venir pour apporter ma modeste contribution pour le retour de la paix définitive en Côte d’Ivoire. Nous devons tous travailler la main dans la main et oublier les clivages ethniques et religieux.
Dès votre arrivée en Côte d’Ivoire quelle première action comptez-vous poser pour traduire votre volonté d’aider les Ivoiriens en acte?
Prendre mon bâton de pèlerin pour prôner la réconciliation aux uns et aux autres parce que par exemple, moi, étant originaire de Zikisso, toute petite déjà, j’avais des mamans Dioula, Dida … Nous devrons donc vivre ensemble comme à l’époque où il n’y avait aucune différence, parce que c’est en cela qu’on pourra construire quelque chose car, un pays sans la paix ne peut rien réaliser. Il faut donc la stabilité surtout pour nos enfants qui vont à l’école. Enfin, le dernier appel que je voudrais lancer aux Ivoiriens est de leur demander de tout pardonner, de faire table rase du passé, d’arrêter de ruminer une quelconque vengeance pour mieux avancer pour la construction nationale. Voyez-vous, la France et l’Allemagne, des ennemis d’hier, montrent le bel exemple en étant les meilleurs amis d’Europe aujourd’hui.
Y’a t-il un homme derrière vous ?
Non !
Comment ça ?
Vous savez, je n’aime pas trop parler de ma vie privée mais comme vous insistez , je vous dis que je suis célibataire, sans enfant.
Propos recueillis par Claude Dassé