AFRIKIPRESSE-Paris : Invitée de l’émission dominicale « Internationales » de RFI, TV5 Monde et LE MONDE, le 22 mars 2015, la Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) Michaëlle JEAN a évoqué l’attentat de Tunis .
Michaëlle JEAN à reconnu les efforts déployés par les Tunisiens lors des différentes élections démocratiques dans ce pays membre de l’OIF , tout en rapportant sa conversation téléphonique de soutien auprès du président BEJI Caïd Essebsi. Elle a fait savoir que la lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous : « le combat contre le terrorisme est aussi celui de la Francophonie ». « Qu’il s’agisse des Chababs, de Boko Haram ou de Daesh, le terrorisme vise à la totale emprise sur nos esprits et le règne de la terreur, et il faut le combattre », a-t-elle dit. Elle a énuméré ainsi les trois actions principales de l’OIF : « d’abord la défense et l’option militaire, puis la diplomatie active, enfin l’aspect sensibilisation et médiation qui luttent contre l’embrigadement des jeunes » Michaëlle JEAN a attiré l’attention sur le fait qu’il est primordial et capital de donner un projet à des jeunes et de leur éviter d’être embrigadés par des organisations qui savent très bien les manipuler. Elle a assuré avoir parlé au SG de l’ONU de coopération entre les deux organisations lors de sa récente visite à New York.
Interrogée sur l’état de gouvernance des pays membres de l’OIF , elle a rappelé que la Charte de la Francophonie encourage constamment au renforcement de l’Etat de droit, au respect des lois électorales et au respect des Constitutions. « Ceux qui dérogent se retrouvent face à la sanction, la sanction de la Francophonie mais aussi la sanction des populations ».
[ Communiquer et rendre la Francophonie plus visible ]
Dans ce sens, la patronne de l’OIF a révélé qu’à tout moment elle peut poser des questions « même celles qui ne sont pas agréables » à tous les chefs des Etats membres ; et les avertir par différents canaux. Mme JEAN a lancé là des avertissements sérieux, même si elle n’a pas réagi précisément sur le cas de Congo Brazzaville, « encore dans une hypothèse ».
Face à la montée des mouvements des jeunes « Y en a Marre ! » « Balaie Citoyen » et autres, la SG de la Francophonie constate que c’est là un mouvement qui prend de l’ampleur. « On les voit et nous les entendons ». Cela fait partie de l’éveil de la population dans la défense de ses droits des citoyens que la Francophonie accompagne dans le cadre de l’appui à la société civile. « Et les partis classiques ont à se poser de question sur cette déconnexion » a alerté Michaëlle JEAN. Qui a, entre autres reconnu un déficit de communication sur l’organisation. « Je suis consciente de cela. C’est pour moi un défi de redresser. Mon intention est de la rendre plus audible et plus visible » dixit l’ancienne journaliste devenu patronne d’une des grandes institutions mondiales.
James RAMAROSAONA