L’ambassadeur de la République islamique d’Iran en Côte d’Ivoire, Seyed Mirmohammad Meigoni, a vivement condamné, mardi 3 mars 2026 lors d’un point de presse à Abidjan, l’opération militaire menée par les États-Unis et Israël contre son pays depuis le 28 février 2026.
Le diplomate a qualifié ces frappes d’« acte terroriste lâche » et de « violation flagrante » de la Charte des Nations Unies, notamment de l’article 2, paragraphe 4, qui interdit le recours à la force contre l’intégrité territoriale d’un État.
Des pertes au plus haut niveau
Dès le premier jour des bombardements, plusieurs hautes personnalités iraniennes ont trouvé la mort, dont le Guide suprême, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei, figure à la fois politique et religieuse majeure du chiisme. Une perte que l’ambassadeur a qualifiée de « conséquences profondes » dont la responsabilité incombe, selon lui, aux seuls auteurs de l’attaque.
Le contentieux nucléaire au cœur du conflit
Washington et Tel-Aviv justifient leur intervention par la menace que ferait peser le programme nucléaire iranien, qu’ils accusent de viser un objectif militaire. L’ambassadeur a rejeté ces allégations, rappelant que l’Iran est membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et que ses installations sont soumises à ses contrôles.
Il a également rappelé l’existence du Plan d’action global commun (JCPOA), signé en 2015 avec les grandes puissances, dont les États-Unis se sont unilatéralement retirés en 2018 sans que les engagements occidentaux aient été tenus.
Cinq jours après le début des hostilités, le conflit a causé des pertes humaines et dégâts matériels en Iran, en Israël et dans d’autres pays voisins abritant des bases américaines, visés par des frappes de représailles iraniennes.
L’ambassadeur a rassuré les nations voisines : « La riposte défensive de l’Iran n’est dirigée contre aucun pays de la région. Cette guerre a été choisie par des acteurs extérieurs. » Il a appelé ces pays à interpeller directement les États-Unis et Israël sur les conséquences de leur intervention.
Jean-Hubert Koffo