AFRIKIPRESSE – Abidjan. Ce dimanche a débuté au Kenya, sur fond de grande solidarité en Afrique et dans le monde, le deuil national de trois jours annoncé dans l’après-midi du Samedi 4 Avril 2015 par le président Uhuru Kenyatta, qui avait fait état également de l’arrestation de cinq personnes suspectées d’êtres en lien avec l’attaque.
Ces cinq personnes arrêtées sont en train d’être interrogées, avait déjà annoncé le ministère de l’Intérieur kényan, un peu plus tôt . “Nous les soupçonnons d’être des complices des assaillants (…) nous tentons d’établir des liens” avec l’attaque, avait déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur.
Parmi les suspects figurent deux personnes arrêtées à l’intérieur du campus : un Tanzanien, soupçonné d’avoir “facilité l’entrée” du commando qui a perpétré l’attaque et un membre présumé du commando.
Jeudi 3 Avril dernier , quatre hommes armés s’étaient introduits alors qu’il faisait à peine jour sur le campus de Garissa, dans l’est du Kenya. Semant la terreur, ils ont abattu tous les non-musulmans croisés sur leur route.
Cette attaque a fait 148 morts. Elle est la plus meurtrière sur le sol kényan depuis celle perpétrée par Al-Qaïda contre l’ambassade américaine à Nairobi en 1998 (213 morts).
Le président kényan a dit la détermination de son peuple, et a promis traduire devant la justice, ces terroristes, qui ne feront pas reculer son pays.
Sur les réseaux sociaux, une grande mobilisation, qui n’a pas encore atteint l’ampleur de l’attaque islamiste contre Charlie Hebdo, s’est déclenchée en soutien aux Kényans.
En l’espace de trois mois, et en dehors des drames quotidiens de la vie, et des guerres qui n’en finissent pas, le monde a été frappé par de grands drames, qui ont suscité fortes douleurs et mobilisations : attaque de Charlie Hebdo en France , attaque du musée du Bardo en Tunisie, le suicide-crash de l’avion de Germanwings, et l’attaque contre les étudiants de l’université de Garissa.
Charles Kouassi