AFRIKIPRESSE-Paris. Le président français François HOLLANDE a déploré les massacres terroristes à l’université de Garissa (KENYA) à la Maison d’Izieu (Ain), à l’occasion de l’hommage rendu aux 44 enfants disparus dans les camps de concentration, le lundi 6 Avril 2015.
À Izieu ces 44 enfants âgés de 4 à 17 ans furent raflés le 6 avril 1944, déportés et exterminés dans les camps de concentration de Pologne et d’Estonie sur ordre du chef de Gestapo de Lyon, Klaus Barbie. Le lieu du drame a été inauguré comme musée le 24 avril 1994 par le président français François MITTERRAND.
François HOLLANDE est le premier chef d’État français à s’y rendre après François MITTERRAND. Il a été accompagné par deux membres de son gouvernement, Najat VALLAUD-BELKACEM (Éducation) et Jean-Marc TODESCHINI (Anciens Combattants).
Le président français a mis en garde contre le poison du repli, de l’isolement et du fondamentalisme religieux : « le mal ne s’est pas arrêté aux portes de cette maison, il renaît chaque fois que des idéologies totalitaires ou des fondamentalismes religieux s’emparent des passions et des peurs » ; et a dénoncé « les 150 étudiants, chrétiens pour la plupart , massacrés par des fanatiques au Kenya ».
Vendredi 3 avril, la Secrétaire Générale de la Francophonie, Michaëlle JEAN a condamné avec la plus grande fermeté l’attentat commis de Garissa de la veille. « S’en prendre à la jeunesse d’un pays, à des étudiants sur le campus d’une université qui représente le lieu de la connaissance et du progrès traduit une volonté déterminée des terroristes de saper l’avenir d’une nation » a-t-elle déclaré.
Campus France, structure chargée de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger, et de l’accueil des étudiants étrangers en France, a exprimé ce même vendredi 3 avril , sa solidarité à l’égard de l’université kenyane. L’organisme a dit apporter son « soutien à la communauté universitaire kenyane et penser, également, aux étudiants kenyans en séjour en France ».
James RAMAROSAONA