Pour gagner en efficacité et mettre fin aux zones d’ombre hiérarchiques, faut-il restreindre la présence des ministres délégués autour de la table du Conseil des Ministres?
Depuis la nomination de l’équipe « Beugré Mambé 2 » le 23 janvier 2026, une question brûle les lèvres : faut-il vraiment continuer à être 35 ou au delà , pour décider de l’avenir de la nation chaque mercredi ? Avec quatre ministres délégués occupant des postes clés des Affaires maritimes aux Productions vivrières, la table du Conseil des Ministres interroge.
Si l’expertise technique des ministres délégués n’est pas remise en cause, leur présence systématique semble déranger… Aujourd’hui, on observe une forme de « bousculade » institutionnelle. Entre un ministre de tutelle et son délégué, qui porte réellement la voix du département ? Cette cohabitation forcée crée souvent une dilution de l’autorité. On finit par se demander qui décide, qui défend les dossiers, et surtout, qui est responsable en cas de couac.
L’idée d’une participation restreinte avance
L’objectif est de rendre au Conseil des ministres son rôle de sanctuaire le stratégique. En limitant l’accès aux seuls ministres de plein exercice, la force revient à la hiérarchie. Les ministres délégués ne seraient alors invités qu’en cas de dossier spécifique nécessitant leur éclairage technique.
Cette réforme permettra aux délégués de se concentrer sur le terrain et le Conseil de gouvernement, véritable laboratoire technique.
Pour le citoyen, la chaîne de commandement deviendrait enfin lisible. Gouverner, c’est choisir, et choisir, c’est aussi savoir simplifier son fonctionnement pour être plus percutant.
Philippe Kouhon