Afrique

Guinée – Ebola en nette baisse, mais des réticences demeurent

Par Charles Kouassi24 janvier 2015

AFRIKIPRESSE-(Conakry)-L’épidémie à virus Ebola est en forte baisse en Guinée, note la coordination nationale de riposte à Ebola, ce samedi, à Conakry.

A la date du 22 janvier 2014, seulement 18 personnes sont hospitalisées dans l’ensemble des centres de traitement du pays, dont 9 cas confirmés et 9 suspects.

Depuis le début de l’épidémie, la Guinée a enregistré 2 879 cas avec 1 886 décès soit un taux de létalité de 65,5%. Les agents de lutte ont recensé 975 cas soit 38,2% de personnes sorties guéries des centres de traitement.
Toujours à la date du 22 janvier , le nombre de cas hospitalisés dans les différents centres de traitement est réparti comme suit : au CTE de Guéckedou (sud-est), il y avait trois malades hospitalisés dont 2 confirmés et un suspect, au CTE de Conakry, quatre cas hospitalisés dont deux confirmés et deux suspects ; au CTE de N’Nzérékoré : 3 cas hospitalisés dont 2 confirmés et un suspect, au CTE de Coyah, six (6) hospitalisés avec 3 confirmés et 3 suspects, au centre de transit de Forécariah, deux cas suspects hospitalisés.

Alors que le nombre de cas d’Ebola est en baisse constante en Guinée, les équipes d’intervention font toujours face à des réticences dans certaines communautés.
Vendredi, une équipe de supervision composée d’experts de l’Union africaine et de l’Organisation mondiale de la Santé a été agressée à Guéasso, dans la préfecture de Lola, environ 1000 km au sud de la Guinée. Aucune raison ”évidente” n’a été apportée suite à cette énième attaque.

A Ourékaba dans la région de Mamou (centre du pays) des habitants ont détruit des kits sanitaires expédiés pour les écoliers, estimant que ces matériels visent à envoyer la maladie dans leur localité. A Gbinkilin, (Kindia, située à135 km de Conakry), les autorités ont toujours du mal à établir la liste complète des personnes suspectes suite à un décès positif à Ebola.

Ces réticences aboutissent parfois à des situations désagréables comme ce fut le cas en septembre, quand une équipe de sensibilisation avait été attaquée dans la sous-préfecture de Womey faisant au moins 8 morts, des blessés et dégâts matériels considérables.

Mamadou Aliou Diallo, à Conakry

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