Afrique

GUINEE : Kindia, la ville submergée par des motos taxis

Par Charles Kouassi16 mars 2015

AFRIKIPRESSE-Conakry. Depuis plusieurs années, à Kindia, ville située à plus de 135 km de Conakry, les mototaxis constituent une activité principale de revenu pour de nombreux citoyens de la région. Dans une ville dont le nombre d’habitants est estimé à 1,5 millions, les pratiquants du métier de taxi moto font leur recette.

Simple et rapide, parfois coûteux et dangereux, le déplacement en moto est un métier de plus en plus choisi par des jeunes diplômés sans emploi, pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

 Moustapha Baldé est élève. Âgé d’une quinzaine d’années, il pratique ce métier pendant les vacances, depuis des années.

« Je me débrouille ici pendant cette période, car mes parents n’ont pas assez des moyens. C’est pourquoi je leur ai demandé de m’acheter une moto. Et depuis trois ans, je fais ça », rappelle-t-il.

L’adolescent déclare que les recettes lui permettent de se payer les frais scolaires et aider ses parents à ‘’fermer des trous’’. Le prix du déplacement varie selon la distance à parcourir. Mais le plus bas tarif est de 2000 francs guinéens (environ 20 centimes d’Euro ).

Sous anonymat, un jeune confie que les conducteurs des mototaxis qui roulent de 6 heures à 22 h ou 23 h, peuvent faire des recettes journalières allant jusqu’à 100 000 GNF, soit 10 euros.

Les usagers trouvent leur compte. «Ce qui m’encourage à prendre les taxi motos, c’est que c’est un moyen de transport très facile et rapide. Ensuite, ils peuvent rentrer dans plusieurs endroits où les véhicules ne peuvent pas rentrer avec un coût moins élevé», se félicite un usager de taxi moto.

Cette débrouillardise ne se fait pas sans obstacles. Ils se résument autour de l’insécurité, et au mauvais état des routes.

Mamadou Aliou BM Diallo

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