Politique

Guinée – L’opposition en meeting le 22 janvier dans un stade à Conakry, le gouvernement lui demande d’assumer

Par Charles Kouassi15 janvier 2015

AFRIKIPRESSE-Conakry -L’aile dure de l’opposition guinéenne, entend organiser un meeting le 22 janvier prochain au stade de Bonfi (banlieue de Conakry, ndlr). Cette décision de battre le macadam a été prise pendant une réunion tenue mercredi au siège du parti de l’union des forces républicaines (UFR), dirigé par Sidya Touré, ancien premier ministre.

Les opposants au régime d’Alpha Condé comptent tirer les leçons du meeting du 7 janvier dernier qui, selon eux, s’est soldé par l’arrestation de 13 personnes dont 4 mineurs et plusieurs blessées dont 3 par balles.

En plus, l’opposition républicaine a décidé d’intensifier les manifestations sur la place publique sur l’ensemble du territoire national. ‘’Comme on l’a fait à l’esplanade du stade du 28 septembre, nous allons informer et sensibiliser les populations guinéennes sur les enjeux de la gouvernance politique actuelle et surtout les enjeux du processus électoral qui est complètement biaisé dans notre pays’’, a déclaré l’opposant Aboubacar Sylla.

Il promet que les manifestations vont continuer tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte par le pouvoir.
Les rapports entre cette frange politique et la commission électorale nationale indépendante (CENI) ne sont pas au beau fixe. Une fois de plus l’opposition ne cache pas sa colère contre l’institution. ‘’Nous sommes révoltés contre le comportement de l’institution qui refuse obstinément d’associer les partis politiques qui sont les acteurs majeurs du processus électoral’’, martèle le porte-parole.

Pour sa part, le gouvernement dit être prêt à respecter le droit de l’opposition de manifester comme cela lui est garanti par la constitution guinéenne.
Néanmoins son porte-parole appelle les opposants à leur responsabilité quant aux ‘’éventuelles conséquences de leur initiative’’.
‘’Nous restons constants dans notre appréciation des manifestations de l’opposition. Si elle est sûre de pouvoir en assumer toutes les conséquences, elle est libre de manifester’’, a déclaré Damantang Albert Camara, porte-parole du gouvernement.

Mamadou Aliou Diallo, à Conakry

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