Alors que l’opposition guinéenne continue d’exiger la tenue des élections locales avant la présidentielle, prévue le 11 octobre prochain, le gouvernement et sa mouvance présidentielle rétorquent que ce point est indiscutable.
« La tenue de la Présidentielle en octobre 2015 n’est pas négociable, car c’est constitutionnel », a déclaré Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle au sein du Parlement. Le député souligne, c’est dans ce sens que « l’opposition continue à tirer la couverture de son coté, et nous, nous tirerons la couverture de notre coté (…) On ne peut pas donner l’opportunité d’avoir un Président hors mandat ».
Des observateurs évoquent, pour sortie de crise, le couplage des élections; cependant l’honorable Damaro ne semble pas d’accord avec cette alternative.
« Maintenant pour qu’on ait les deux élections, il y a des exigences de temps, budgétaires et juridiques. Après l’élection, toute la logistique doit être faite dans un délai minimum de 45 jours. Chaque fois que nous préparons une élection, elle ne peut avoir lieu que deux mois après. D’autant que la Guinée n’a pas organisé d’élection locale depuis 10 ans. Même celles qui ont été organisées il y a 10 ans n’ont pas été bien faites », a-t-il affirmé
Aliou BM Diallo