L’opposition guinéenne a reçu mardi 26 mai 2015, un courrier du ministre de la justice, l’invitant à venir au tour de la table de négociations. Les opposants au régime de Conakry se sont réunis le même jour pour examiner le contenu de la lettre d’invitation. Ils se donnent 48 heures pour réfléchir et consulter leurs bases.
Après plus d’une heure d’aparté, les opposants ont conclu avoir trouvé quelques sujets qui méritent des réflexions.
« Nous avons constaté qu’aucun calendrier n’est proposé pour la reprise du dialogue et qu’on nous suggère nous-mêmes des propositions concernant le calendrier de dialogue. Nous avons estimé que l’ordre du jour qui y figure est nettement insuffisant et ne prend pas en compte toutes les préoccupations de l’opposition. Nous avons vu que la question liée au cadre proprement du dialogue, notamment la présence du facilitateur ou du représentant de la communauté internationale n’est pas non plus incluse dans cette lettre», a fait remarquer Aboubacar Sylla, leur porte-parole.
Avant de se prononcer convenablement sur cette invitation pour la reprise du dialogue, les opposants se sont donnés un minimum de temps, afin, disent-ils, de consulter leurs structures à la base.
«Nous allons nous donner le temps de réfléchir, de consulter nos bases respectives avant de réagir probablement dans les 48h. En tout état de cause, l’opposition que nous sommes a toujours affirmé sa volonté, et nous sommes ouverts au dialogue, nous avons toujours été demandeur de dialogue. Nous avons fait aussi des manifestations pour le dialogue, nous avons subi des violences pour le dialogue», a justifié l’ancien ministre Sylla.
Par conséquent, l’opposition annonce qu’elle ne veut pas aller à un dialogue ‘’faire-valoir’’. «Nous sommes ouverts au dialogue mais pas pour n’importe quel dialogue. Nous ne voulons pas d’un dialogue faire-valoir, mais d’un dialogue sérieux, sincère et structuré pour permettre d’aboutir à la sortie de crise grâce à des solutions consensuelles. »
Aliou BM Diallo, à Conakry