AFRIKIPRESSE-Conakry- La marche programmée par l’opposition ce lundi s’annonce encore comme celui de tous les dangers, selon le constat sur le terrain. : circulation paralysée sur l’axe Enco5-Bambeto via Cosa, magasins et boutiques fermés, un impressionnant dispositif des forces de l’ordre déployé aux niveaux des carrefours stratégiques.
La veille, le gouverneur de la ville de Conakry, Soriba Sorel Camara, a appelé les habitants de vaquer librement à leurs occupations. Il assuré que toutes les dispositions sont prises par ses services pour assurer la sécurité des personnes et des biens.
Contrairement à ces dites-mesures, des jeunes de Bambeto et de Hamdallaye, a appris Afrikipresse.fr , ont érigé des barrages en brûlant des pneus. Pour l’heure, jeunes opposants et forces de l’ordre se regardent à chien défaillance sur cet axe.
Sur l’autoroute Fidel Castro aussi, un dispositif important des agents de maintien d’ordre est déployé. Ils disent ne pas cautionner une manifestation non autorisée.
Selon une information de la cellule de communication du parti de l’union des forces républicaines (UFR), de Sidya, des forces de l’ordre appuyées par des contre manifestants, auraient attaqué le siège dudit parti, situé à Matam. « Des gaz lacrymogènes sont lancés dans le siège », annoncent la source. (10h 35mn).
Au moins deux morts et plusieurs blessés ont été enregistrés suite aux violences de la semaine dernière. Des appels au dialogue fusent des institutions nationales et internationales, et de la France . Amnesty International exige de son côté une enquête sur l’usage d’armes à feu au cours de ces manifestations de rue.
Aliou BM Diallo