Le Parlement guinéen a adopté mardi 8 août à Conakry la loi de finances rectificatives à la majorité simple. Sur les 113 inscrits, 59 ont voté Oui, dont 10 par dérogation, un député non inscrit a voté contre, et 29 autres, issus de l’opposition se sont abstenus. Le budget remanié de l’Etat est arrêté en recettes à un total de 12 mille 23 milliards de francs guinéens et en dépenses à un total de 15 mille 104 milliards GNF.
Devant les députés, le ministre d’Etat en charge de l’économie et des finances, Mohamed Diaré a rappelé les hypothèses macroéconomiques qui ont servi de base à l’évaluation des recettes et des dépenses de 2015. Il a aussi indiqué que les estimations récentes prévoient que le taux de croissance pourrait être nul, le taux d’inflation sera de 9% au lieu de 7,1% alors que les réserves de la banque centrale resteront maintenues à trois mois d’importation.
À la clôture de la session extraordinaire, le ministre s’est réjoui de l’adoption de cette loi budgétaire qui a connu une légère baisse par rapport à la loi de finances initiale.
« C’est un réconfort moral pour moi. Vous savez la loi de finances rectificative vient corriger les distorsions constatées dans l’exécution de la loi de finances initiale. C’est la loi de finances relative à la loi de finances qui dispose ainsi. Compte tenu de la conjoncture, que ce soit en terme de mobilisation de ressources internes en terme de dépense, aussi en terme de financement extérieur, en un mot en terme de conjoncture économique, le gouvernement a le droit de préparer des collectifs budgétaires au cours d’une année pour venir modifier les dispositions de la première loi de finances initiale parce que la conjoncture l’impose ainsi » a expliqué Mohamed Diaré.
D’après le ministre, l’exécution du budget initial a été moins bonne que prévue en raison de la conjoncture économique marquée par l’épidémie à virus Ebola, l’élection présidentielle et la baisse du prix des matières premières au niveau mondiale.
Aliou BM Diallo, à Conakry