Alors qu’elle a 69 ans la candidature d’Hillary Clinton pour la convention démocrate aux États Unis après son échec d’il y’a près de huit ans, montre qu’une femme ou un homme politique n’est jamais fini, et peut toujours incarner, ou tenter d’incarner quelque chose, comme en France avec Sarkozy et Lepen père.
Cela signifie aussi que la politique c’est l’humilité dans la course aux électeurs, c’est également toujours disponible pour repartir sur le terrain à la quête des suffrages.
L’ambition présidentielle d’Hillay Clinton définitivement piquée par le virus de la politique, indique aussi à tous qu’on a beau avoir été sur les hautes marches du podium sur des scènes du monde, la fonction présidentielle dans un pays semble demeurer la plus prestigieuse, celle qui cristallise tous les rêves.
Pourtant dans les démocraties bien huilées , les présidents sont de moins en moins puissants et dotés de pouvoir illimités, sous l’effet combiné de l’opinion publique, des médias, des sondages, des contrepouvoirs institutionnels, du poids des finances , et de la mondialisation qui exige des réponses concertées et collectives face à des menaces comme le terrorisme.
Tant d’autres leçons sont à tirer dans l’annonce de l’entrée d’Hillary Clinton dans la course pour l’investiture du parti démocrate.
L’ex première dame américaine et ex secretaire d’Etat reste apparemment le seul ou le principal joker d’un parti démocrate et d’une Amérique, toujours soucieux d’en imposer au monde.
Ainsi après le coup du premier président noir, nous allons vers le coup de la première femme présidente aux Usa. Un grand moment à vivre et qui pourrait ne pas se présenter avant longtemps si Hillary Clinton passe ce dernier tour, après avoir été patiente durant huit ans.
Gagner l’investiture du parti démocrate perdue de justesse en 2008 ne garantit pourtant pas la victoire finale.
Aux côtés des atouts : une femme d’expérience, une femme d’Etat au service de l’Amérique, une mère et épouse modèle malgré la politique, se pose le problème du renouvellement de la classe politique.
Face à ses derniers candidats que furent John McCain en 2008 et Mitt Romney en 2012, Obama a eu pour lui sa jeunesse qui lui a conféré un sentiment d’enthousiasme et d’énergie.
Face à d’éventuels candidats républicains moins âges qu’Hillary Clinton, le débat de génération et de renouvellement de la classe politique américaine ne va t-il pas se poser ?
Et puis il y’a la problématique de l’alternance. Après 8 ans du démocrate Barack Obama aux affaires, peut-on assister à une autre victoire des démocrates avec Hillary Clinton. Les plus optimistes diront que ces dernières années les républicains étaient eux aussi, déjà aux commandes à travers le congrès.
Charles Kouassi