La commune de Cocody a accueilli, le jeudi 16 octobre 2025, une cérémonie de reconnaissance organisée par l’Agence nationale de gestion des déchets (Anaged), en hommage aux femmes de la salubrité.
Ces « femmes de l’ombre », qui œuvrent quotidiennement pour maintenir les villes propres, ont été célébrées en présence de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, représentante de la Présidente du Sénat, marraine de la cérémonie. Lors de cette rencontre, la ministre a rendu un vibrant hommage à ces femmes qu’elle qualifie de « femmes de l’ombre ».
« C’est l’administration de l’Anaged qui a décidé d’organiser cet hommage et surtout cette reconnaissance à ces femmes de l’ombre, ces femmes que l’on ne voit pas ou que l’on voit peu, en tout cas pour ceux qui ne se lèvent pas à 3 ou 4 heures du matin, et qui concourent à rendre notre environnement propre, malgré la difficulté de se lever très tôt, alors qu’elles sont souvent mères de famille », a déclaré la ministre Françoise Remarck.
Elle a également salué l’action du Président Alassane Ouattara, dont la politique sociale a profondément transformé les conditions de vie de ces travailleuses : « Grâce au Président de la République, leurs conditions de vie ont totalement changé. Aujourd’hui, elles sont heureuses, elles sont dignes, elles peuvent valablement s’occuper de leur famille et de leurs enfants. »
Selon la ministre, avant les réformes engagées sous l’impulsion du chef de l’État, ces femmes vivaient dans une grande précarité, marquée par l’absence de couverture sociale ou médicale, des revenus instables et des conditions de travail difficiles. Aujourd’hui, elles bénéficient d’un cadre professionnel structuré, d’une reconnaissance officielle et d’une meilleure protection.
Françoise Remarck a également souligné leur rôle citoyen et leur engagement pour la paix, particulièrement en cette période électorale, « Elles sont conscientes de ce qu’elles peuvent apporter en termes de messages de paix, particulièrement dans cette année électorale. Nous les avons mises en mission au nom de la Présidente du Sénat, afin qu’elles puissent faire de la proximité et ne pas se laisser tenter par des sirènes susceptibles de perturber les élections. »
La ministre a encouragé ces femmes à continuer d’exercer leur rôle de citoyennes responsables.
« C’était aussi l’occasion de leur passer des messages sur leur rôle et l’importance du vote en période électorale. Elles ont bien compris qu’à partir du 25 octobre, ce sont elles et eux, les citoyens ivoiriens, qui auront le pouvoir, afin de pouvoir féliciter, nous l’espérons, notre champion, le Président de la République.
Pour sa part, Sarrahn Ouattara, directrice générale de l’Anaged, a indiqué qu’après la crise post-électorale, le secteur de la salubrité était en grande difficulté : infrastructures dégradées, dépôts sauvages, cadre juridique limité, manque de structures de valorisation et risques sanitaires élevés.
Elle a également relevé les progrès considérables enregistrés depuis l’arrivée du Président Alassane Ouattara à la tête de l’État. Parmi ces avancées figurent la création de l’Anaged en 2017, l’adoption de la Politique nationale de salubrité pour la période 2022–2025, ainsi que celle du Code de l’hygiène et de la salubrité en 2023. Ces réformes ont été renforcées par le lancement du Programme national de gestion des déchets solides, également prévu pour la période 2022–2025.
Sur le plan des infrastructures, la fermeture de la décharge d’Akouédo, en activité de 1965 à 2018, a marqué un tournant. Elle a été remplacée par un parc urbain. Le centre de valorisation de Gossiwè, devenu une référence en Afrique, a été construit. Par ailleurs, cinq centres de transfert, deux cents postes de groupage, six mille réceptacles et plus de quatre cents véhicules de collecte ont été déployés dans le district d’Abidjan.
Olivier Dion avec Gérard Batoua
Legende : l’Anaged honore ses femmes de l’ombres