C’est une avancée dans le dernier Rapport mondial sur le développement humain. En 2023, la Côte d’Ivoire affiche un score IDH de 0,582, contre 0,565 en 2022. Une légère progression de 0,17 points en données et indices qui correspond une progression de dix places. Ainsi le pays est classé au 157e rang sur 193 nations.
Moins riche mais mieux positionné
Le rapport 2025 du PNUD montre un contraste entre le classement IDH (157e) et celui fondé sur le revenu (162e place avec un RNB/habitant de 6 735 dollars en parité de pouvoir d’achat-PPA) et un fait marquant : la Côte d’Ivoire développe son potentiel humain à un rythme plus soutenu que sa croissance économique. Une performance sociale qui s’explique par des choix publics orientés vers les services essentiels — éducation, santé, infrastructures de base.
Les chiffres qui parlent
L’espérance de vie est à 61,9 ans. La durée moyenne de scolarisation est de 4,9 ans, pour des années attendues de scolarisation de 11,4 ans. Le revenu national par habitant 5RNB/habitant ) est de 6 735 $ (PPA, 2021). Ces indicateurs montrent que le pays avance par une consolidation progressive des fondamentaux.
Des efforts visibles, des résultats mesurables
La Côte d’Ivoire fait désormais partie des pays à progression rapide de l’IDH, et est dans la catégorie moyenne et modérée.
Le rapport 2025 du PNUD insiste sur l’évolution du pays, malgré les contraintes d’un environnement mondial incertain. L’amélioration de l’espérance de vie, des indicateurs éducatifs et du revenu moyen par habitant traduit une dynamique interne qui ne repose pas uniquement sur les marchés, mais également sur des arbitrages sociaux et budgétaires.
Des équilibres à parfaire
Bien entendu, tout n’est pas réglé. Les disparités territoriales, les écarts entre genres, l’accès pour tous aux services publics demeurent des enjeux à surveiller de près. L’élévation du niveau de vie ne peut masquer quelques réalités locales : écoles en sureffectif, centres de santé sous-équipés, jeunes en quête d’opportunités concrètes.
En effet, ce léger bond dans le classement mondial ne dit pas que tout va bien, mais que les choses bougent, que des efforts sont faits. Et qu’il faut saluer ces efforts, pour en demander davantage.
Philippe Kouhon