Économie

Intelligence artificielle : Le SIADE se positionne

Par Mamadou Ouattara15 avril 2026

La première édition du Salon international de l’intelligence artificielle, de la défense et de l’espace (SIADE) s’est ouverte le 13 avril 2026 à Abidjan, avec pour ambition de positionner l’Afrique comme un acteur de la révolution technologique mondiale.

La première édition du Salon international de l’intelligence artificielle, de la défense et de l’espace (SIADE) s’est ouverte lundi au stade Félix Houphouët-Boigny, autour du thème : « Quelle stratégie pour la souveraineté technologique en Afrique à l’horizon 2030 ? ».

Pendant deux jours, décideurs publics, experts et acteurs du secteur technologique explorent les voies d’une autonomie technologique du continent, dans un contexte de transformation accélérée des rapports de puissance à l’échelle mondiale.

Représentant le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, a évoqué une « guerre des intelligences », estimant que les enjeux de puissance dépassent désormais les terrains classiques.

« Les domaines numérique, spatial et cybernétique sont désormais au cœur des stratégies des États », a-t-il déclaré, insistant sur le rôle déterminant de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité dans la consolidation de la souveraineté nationale.

Les leviers de la souveraineté technologique

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a pour sa part mis en avant les axes prioritaires pour bâtir une souveraineté technologique africaine. Il a identifié quatre leviers majeurs : le développement des infrastructures numériques, la formation de talents locaux, la gouvernance des données et le soutien aux startups.

Face aux risques de désinformation et aux usages détournés de l’intelligence artificielle, il a appelé à une vigilance accrue, tout en soulignant les opportunités offertes par ces technologies pour renforcer la crédibilité de l’information en Afrique.

Prenant part aux échanges, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, le Dr Eugène Aka Aouélé, a plaidé pour une approche concrète de la souveraineté technologique. Il a notamment insisté sur la nécessité d’une « souveraineté mentale », invitant les États africains à renforcer leur capacité d’innovation et de production.

Le président du comité d’organisation, le Dr Yaya Sylla, a quant à lui évoqué une « reconfiguration profonde » des rapports de puissance à l’échelle mondiale. « L’Afrique doit faire le choix de concevoir le futur plutôt que de le consommer », a-t-il affirmé, appelant à un changement de paradigme fondé sur l’investissement et des partenariats équilibrés.

Mamadou Ouattara

Photo : Les officiels après la cérémonie d’ouverture

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