La commune d’Abobo a vibré ce samedi 7 mars 2026 au rythme de la 49ᵉ édition de la Journée internationale des Droits de la femme. Placée sous la présidence effective de la Première Dame, Dominique Ouattara, cette célébration nationale a rassemblé près de 20 000 femmes autour d’un thème fort : « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire ». Une occasion de saluer le leadership constant de l’épouse du Chef de l’État dans la promotion des droits des femmes et leur autonomisation économique.
Abobo au cœur de la mobilisation nationale. C’est à l’espace Alassane Ouattara d’Abobo que s’est tenue la célébration anticipée de la Journée internationale des Droits de la femme, commémorée chaque année le 8 mars. Pour cette 49ᵉ édition, la commune a accueilli une mobilisation exceptionnelle de femmes venues de toutes les régions du pays.
La cérémonie, placée sous le haut patronage de la Première Dame, s’est déroulée dans une atmosphère festive et engagée, marquée par un défilé des organisations féminines issues de divers corps socioprofessionnels, des prestations musicales et des échanges symboliques de dons entre les populations et la marraine statutaire de la JIF en Côte d’Ivoire.
Cette forte mobilisation illustre l’importance accordée par la société ivoirienne à la promotion des droits des femmes, mais aussi l’adhésion populaire aux initiatives portées depuis plusieurs années par Dominique Ouattara.
Un thème national en parfaite cohérence avec la vision des Nations Unies
L’édition 2026 a été placée sous le thème national « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire », en parfaite cohérence avec la thématique portée au niveau international par le système des Nations Unies visant à assurer et renforcer l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles.
Dans cette dynamique, un Village JIF a été organisé les 5 et 6 mars à Abobo. Panels scientifiques, forums interactifs, formations et activités d’autonomisation économique ont permis d’approfondir les réflexions sur les défis liés à l’égalité de genre, tout en valorisant le leadership féminin et l’engagement de la jeunesse.
Pour la Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire, Hélène Ngarim-Ganga, cette journée constitue avant tout « un appel à transformer les paroles en actions concrètes afin que chaque femme puisse pleinement jouir de ses droits et participer au développement de la nation ».
Dominique Ouattara, une figure centrale du combat pour les droits des femmes
Marraine statutaire de la Journée internationale des Droits de la femme en Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara a profité de cette tribune pour réaffirmer son engagement constant en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes ivoiriennes.
Dans son adresse aux milliers de participantes, la Première Dame a rappelé que la justice pour les femmes ne saurait se limiter aux textes de loi, mais doit se traduire par des actions concrètes dans la vie quotidienne. Elle a ainsi mis en avant plusieurs priorités majeures :
- l’accès des femmes au financement et à l’entrepreneuriat ;
- l’éducation et la formation des jeunes filles ;
- la lutte contre les violences basées sur le genre ;
- et l’amélioration de la représentation des femmes dans les instances de décision.
« Agir pour les femmes et les filles, c’est agir pour la paix sociale, pour la stabilité et pour le développement durable de la Côte d’Ivoire », a-t-elle affirmé devant une foule enthousiaste.
Le FAFCI, un levier puissant d’autonomisation économique
Depuis 2012, la Première Dame a initié le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), devenu aujourd’hui un instrument majeur d’inclusion financière.
Selon Dominique Ouattara, ce mécanisme a déjà permis à plus de 425 000 femmes de développer des activités génératrices de revenus et de renforcer leur autonomie économique.
À Abobo, elle a annoncé une enveloppe additionnelle de 500 millions de FCFA, portant à 2,8 milliards de FCFA le montant total investi dans cette commune au profit des femmes entrepreneures. À cette contribution financière s’est ajouté un important don en matériel d’une valeur de 500 millions de FCFA, destiné à soutenir les familles et lutter contre la pauvreté.
Les institutions ivoiriennes mobilisées pour l’égalité
Prenant la parole au nom du gouvernement, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, a rappelé les avancées juridiques enregistrées ces dernières années en faveur de l’égalité entre les sexes. Elle a notamment évoqué :
- la Constitution de la Troisième République qui consacre l’égalité entre tous les citoyens ;
- la loi sur la parité adoptée en 2019 imposant au moins 30 % de femmes sur les listes électorales ;
- la loi de 2015 sur la scolarité obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans.
Pour la ministre, le défi consiste désormais à faire vivre ces droits dans le quotidien de chaque Ivoirienne, afin que toutes puissent se sentir protégées par l’État.
Kandia Camara : « La justice de proximité, nouvelle frontière de l’égalité »
En sa qualité de Présidente du Sénat et maire d’Abobo, Kandia Camara a salué la transformation de sa commune, qu’elle décrit comme une “commune debout” devenue une vitrine de l’émergence ivoirienne.
Elle a rendu un hommage appuyé à la Première Dame, qualifiée de source d’inspiration et refuge pour les plus vulnérables, tout en soulignant que la lutte pour l’égalité passe désormais par un meilleur accès à la justice. Parmi les priorités évoquées :
- renforcer la sensibilisation sur les droits fondamentaux des femmes ;
- vulgariser les textes relatifs à l’héritage et au foncier ;
- rapprocher la justice des populations rurales et périurbaines ;
- accélérer le traitement des dossiers de violences basées sur le genre.
Une célébration entre engagement et ferveur populaire
Au-delà des discours officiels, la cérémonie a été ponctuée de moments de communion populaire. Défilés des associations féminines, chants, danses et témoignages ont illustré la vitalité du mouvement féminin ivoirien.
Les femmes venues de toutes les communes d’Abidjan et de l’intérieur du pays ont exprimé leur reconnaissance à la Première Dame pour son engagement constant en faveur du bien-être du couple mère-enfant, de l’éducation des filles et de l’autonomisation économique des femmes.
Une vision pour l’avenir
En refermant cette 49ᵉ édition de la Journée internationale des Droits de la femme, un message clair s’est dégagé : la promotion des droits des femmes demeure un pilier essentiel du développement de la Côte d’Ivoire.
Sous l’impulsion de Dominique Ouattara et grâce aux réformes engagées par les autorités ivoiriennes, les femmes occupent aujourd’hui une place de plus en plus déterminante dans la vie économique, sociale et politique du pays.
Un combat qui, selon la Première Dame, doit se poursuivre avec détermination pour que chaque femme et chaque fille ivoirienne puisse pleinement exercer ses droits et contribuer à la construction d’une nation plus juste et inclusive.
Philippe Kouhon