Politique

Johnny Pacheco, de l’ombre à l’éteignoir : Quand un buzz en chasse un autre en Côte d’Ivoire

Par Philippe Kouhon5 mars 2025

L’activiste ivoirien Johnny Pacheco, autrefois au sommet des tendances sur les réseaux sociaux, voit son influence s’effacer après l’arrestation en France de Souleymane Koné, alias Gbagbo Koné. Ce retournement de situation illustre comment, en Côte d’Ivoire, un scandale médiatique peut en faire disparaître un autre.

Depuis plusieurs mois, Johnny Pacheco, activiste ivoirien basé en Finlande, s’était imposé comme une figure incontournable des réseaux sociaux. À travers des directs suivis par des milliers d’internautes, il distillait ce qu’il qualifiait d’« informations confidentielles » sur les hautes sphères du pouvoir ivoirien. Initialement proche du régime Ouattara, qu’il aurait soutenu en échange d’avantages financiers, il avait finalement changé de camp, séduisant une frange de la population hostile au pouvoir en place.

Mais alors qu’il était en pleine ascension médiatique, un autre événement est venu balayer son influence. L’arrestation, en région parisienne, de Souleymane Koné, alias Gbagbo Koné, un fervent partisan de l’opposant Laurent Gbagbo, a totalement éclipsé son buzz. Interpellé pour séjour irrégulier en France, relâché puis de nouveau placé en rétention, Gbagbo Koné risque désormais l’expulsion vers un pays africain.

Cette affaire, qui a éclaté le 26 février 2025, a immédiatement mobilisé l’attention des réseaux sociaux et des médias ivoiriens, reléguant Johnny Pacheco au second plan. Si ce dernier reste toujours dans le viseur des autorités ivoiriennes, sa perte d’audience démontre une réalité propre aux dynamiques médiatiques ivoiriennes : un buzz en chasse toujours un autre.

L’épisode Gbagbo Koné rappelle ainsi que, dans le paysage politique et numérique ivoirien, la célébrité est éphémère et dépend souvent du dernier scandale en date. Johnny Pacheco, hier incontournable, semble aujourd’hui en perte de vitesse, en attendant qu’un nouvel événement ne vienne, à son tour, effacer l’affaire Koné de la mémoire collective.

Philippe Kouhon

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