La KfW, banque de développement de la République fédérale d’Allemagne, a officiellement rejoint l’Assurance pour le développement du commerce et de l’investissement en Afrique (ATIDI). Selon un communiqué, la banque allemande devient le 13è actionnaire institutionnel de l’assureur multilatéral, un ticket d’entrée de 32 millions de dollars.
L’accord, paraphé à Nairobi au Kenya entre Manuel Moses, directeur général d’ATIDI, et Reem Alabali Radovan, ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du développement, confère à la KfW le statut d’actionnaire de « catégorie D2 ». 18,4 millions de dollars issus du budget du ministère fédéral de la Coopération économique et du développement (BMZ) et 13,6 millions de dollars mobilisés sur les fonds propres de la KfW.
L’objectif est de générer jusqu’à 500 millions de dollars supplémentaires d’échanges commerciaux et d’investissements entre les entreprises allemandes et les marchés africains, en s’alignant sur les ambitions du « Pacte du G20 avec l’Afrique ».
La présence de la KfW au capital d’ATIDI n’est pas une simple opération comptable. Elle couronne une collaboration historique. Par le passé, l’Allemagne avait déjà injecté plus de 100 millions de dollars pour faciliter l’adhésion de plusieurs pays africains à l’organisation.
« Cet événement renforce nos liens déjà solides et crée de nouvelles opportunités pour les investisseurs allemands. C’est une preuve de la solidité de notre modèle économique », s’est réjoui Manuel Moses, DG d’ATIDI.
Christiane Laibach, membre du comité de direction de la KfW, a souligné la volonté de favoriser la prospérité commune : « Ensemble, nous entendons renforcer les opportunités d’affaires pour les investisseurs européens et allemands en Afrique. »
Fondée il y a 25 ans, ATIDI s’est imposée comme le leader de l’assurance-crédit et de l’assurance-investissement sur le continent. En s’alliant à la KfW (créée en 1948 à la fin de 2è guerre mondiale et pilier de la reconstruction allemande), l’assureur combine désormais son expertise locale des risques avec la puissance financière d’un géant européen.
Ce partenariat devrait rassurer les investisseurs internationaux face à la volatilité des marchés mondiaux, tout en accélérant le financement de secteurs stratégiques tels que les infrastructures et les énergies renouvelables sur le continent.