Le rapport préliminaire de la mission d’observation électorale de l’Union africaine conduite par Mme Catherine Samba-Panza dans le cadre des élections législatives du 18 décembre 2016 en Côte d’Ivoire , a été rendu public le mardi 12 décembre 2016 dans un hôtel d’Abidjan-Plateau.
Lu par l’ex-présidente de la transition en Centrafrique , Catherine Samba-Panza , le rapport est un condensé d’observations dans 210 bureaux de vote , et de recommandations faites au gouvernement , à la Commission électorale indépendante (Cei) , à la société civile et aux formations politiques de la Côte d’Ivoire.
” Dans 99, 2% des bureaux de vote visités , les observateurs n’ont pas constaté des irrégularités de nature à avoir un impact négatif sur le scrutin et à créer le doute sur les résultats des élections législatives “, a noté Mme Samba-Panza.
Le chef de la mission électorale de l’Union africaine a constaté “avec regret” un manque d’affluence et l’absence de file d’attente devant les bureaux et les lieux de vote. En attendant les chiffres de la Cei, Mme Samba-Panza a indiqué que le taux de relevé par ses observateurs tourne autour de 10 à 15% sur la base des bureaux visités qui font environ 2% de l’ensemble des bureaux de vote au niveau national.
En termes de recommandations , les observateurs de l’UA demandent entre autres au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour la mise en œuvre du principe de la parité consacré par la Constitution , de prendre des initiatives pour dynamiser le dialogue entre les différentes parties présentes au processus électoral de même que celles visant à limiter le recours aux ressources de l’Etat pour des besoins partisans en vue de renforcer l’égalité des chances.
À la Cei , les observateurs demandent de dynamiser les plates-formes d’échanges et d’information pour consolider la transparence et l’inclusivité des parties prenantes au processus électoral.
À la société civile et aux partis politiques, il est recommandé, entre autres, de faire le plaidoyer pour la mise en œuvre effective du principe de parité à l’Assemblée nationale, de promouvoir la participation des Ivoiriennes et des Ivoiriens au processus électoral pour élever le taux de participation aux élections, de respecter le verdict des urnes et de privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux.
Olivier Dion