Au Kenya, une publication de l’ambassade de Russie accusant l’Ukraine et la France d’être derrière l’attaque de Bamako au Mali a provoqué une vague de réactions critiques sur X. Les commentaires d’internautes africains traduisent une fatigue croissante face aux récits jugés mensongers et à la propagande russe sur le continent. Un phénomène qui intervient alors que la situation sécuritaire continue de se dégrader au Sahel malgré la présence russe.
Propagande russe en Afrique : une défiance grandissante sur les réseaux sociaux
Le message publié récemment par l’ambassade russe au Kenya sur le réseau social X devait renforcer le narratif de Moscou en Afrique. Dans cette publication, la Russie accusait l’Ukraine et la France d’avoir participé à l’attaque de Bamako au Mali.
Mais sous le post, les réactions ont rapidement pris une autre direction. Plusieurs internautes africains ont dénoncé des “mensonges”, de la “manipulation” et une stratégie de désinformation devenue, selon eux, trop visible. Certains commentaires ont même accusé directement la Russie d’utiliser les réseaux sociaux africains comme outil de propagande politique.
Cette vague de critiques illustre une évolution importante : une partie de l’opinion africaine semble désormais plus méfiante face aux discours officiels russes.
Mali : la situation sécuritaire fragilise le discours de Moscou
Cette défiance s’explique aussi par le contexte sécuritaire au Mali. Malgré l’arrivée des forces russes et des mercenaires liés au groupe Wagner, les attaques djihadistes persistent dans plusieurs régions du pays.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes rappellent le décalage entre les promesses sécuritaires de Moscou et la réalité sur le terrain. Ce contraste alimente progressivement une perte de crédibilité du discours russe dans plusieurs pays africains, y compris en Afrique de l’Ouest.
Une influence russe de plus en plus contestée en Afrique
Pour plusieurs observateurs ivoiriens des questions de désinformation, cette réaction en ligne marque un tournant. Une propagande identifiée comme telle devient souvent inefficace, voire contre-productive.
À mesure que les populations africaines croisent les informations et confrontent les récits officiels aux réalités locales, l’influence numérique russe semble rencontrer ses premières limites sur le continent.
Une correspondance particulière de F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info