Société

Litige foncier à Treichville : STL dément des allégations et réaffirme sa confiance en la loi

Par Yaya Kanté6 mars 2025

À Abidjan, le jeudi 6 mars 2025, la Société de Transport Lagunaire (STL) est montée au créneau pour rétablir ce qu’elle qualifie de « vérité des faits » dans l’affaire foncière qui l’oppose à la Société Civile Immobilière OCEANOR, dirigée par Mme Martine Coffi-Studer. Lors d’une conférence de presse tenue à la gare lagunaire de Treichville, Me Bédi D. Parfait, avocat-conseil de la STL, accompagné de Mme Marie Odile Kassi, présidente du conseil d’administration, a réfuté les informations relayées par certains médias, suite à une publication de Africa Intelligence.

Des accusations jugées infondées

L’article incriminé, publié le 4 mars 2025, affirme que SNEDAI, maison-mère de STL, et son dirigeant, M. Adama Bictogo, auraient été condamnés à verser 9,5 millions d’euros à Mme Coffi-Studer en raison d’une expropriation illégale d’un terrain à Treichville. Or, selon Me Bédi, ces allégations sont fausses et trompeuses.

« M. Adama Bictogo n’est pas partie à cette procédure et n’a en aucun cas été condamné à payer la somme évoquée. STL n’a pas non plus procédé à une expropriation illégale », a déclaré l’avocat.

Un terrain concédé par l’État

Selon la STL, le terrain en question a été attribué à l’entreprise par l’État de Côte d’Ivoire dans le cadre d’une concession de service public. Un décret présidentiel en avril 2016 et plusieurs arrêtés ministériels ultérieurs ont validé l’occupation de la parcelle concernée (10.461 m²). De plus, une tentative d’annulation de cette concession par la SCI OCEANOR a été rejetée par le Conseil d’État en 2022.

Une décision judiciaire en première instance, mais un appel en préparation

En février 2025, le Tribunal du Commerce d’Abidjan a condamné STL à payer 2 milliards de FCFA (et non 3,4 milliards comme revendiqué initialement par la SCI OCEANOR) au titre d’une indemnité d’occupation. Cependant, STL n’a pas encore reçu la notification officielle du jugement et compte interjeter appel. Au passage l’avocat révèle que Mme Studer est juge consulaire au tribunal de commerce.

Appel à la responsabilité des médias

Face à la propagation d’informations erronées, la STL appelle les médias à vérifier leurs sources avant toute publication. L’entreprise réaffirme son attachement à la légalité et à la justice, tout en poursuivant son engagement pour le développement du transport lagunaire en Côte d’Ivoire.

Avec cette sortie médiatique, STL tente de clarifier sa position et de dissiper les zones d’ombre autour de cette affaire qui mêle transport, foncier et enjeux judiciaires. Le dossier reste ouvert, et l’évolution du contentieux sera suivie de près.

Yaya K

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