Culture

LU POUR VOUS By CoolBee Ouattara “Le Petit Garçon Bleu” de Fatou Keïta.

Par La Rédaction10 juillet 2025

Fatou Keïta est une universitaire Ivoirienne et une auteure connue pour sa rigueur et un amour des choses bien faites. J’ai vécu une expérience vraie mais édifiante pour moi avec elle. Nous sommes en 2012, à Cocody Sogefia, la cité qui jouxte la maison RTI. Une après-midi, une amie, sachant mon amour des lettres, me signale la présence de l’universitaire dans la cité. Je l’approche, la salue et demande son numéro de téléphone. Plus tard je lui parle d’un tapuscrit que j’ai sous la main. Je voudrais qu’elle y jette un coup d’œil et me donne son avis. Partage d’e-mails et Son avis, je devrais l’avoir. Plus qu’une nivaquine, le comprimé amer que seuls les gens d’un certain âge connaissent : ” Ce n’est pas bon, ce n’est pas bien écrit”. J’ai accusé le coup sans jamais me décourager. Mon admiration pour sa rigueur est devenue plus grande pour mon plus grand bonheur, et la suite lui donnera raison. Il a fallu redoubler d’efforts pour que mes écrits soient acceptés. Mon respect et mon admiration pour cette universitaire et écrivaine n’ont jamais sont restés intacts jusqu’à ce jour.

“Le Petit Garçon Bleu” est un conte moderne et poignant de l’écrivaine ivoirienne Fatou Keïta, publié en 1998. Il est destiné à un jeune public parce que porteur de messages universels. Ce récit aborde avec tendresse et clarté les thèmes de la différence, de la tolérance, de l’acceptation de soi et du vivre-ensemble.

L’histoire se déroule dans un univers imaginaire, à la fois symbolique et très proche de la réalité africaine. Elle raconte la vie d’un petit garçon nommé Zulou, né avec une particularité exceptionnelle : sa peau est de couleur bleue. Dans son village, où tous les habitants sont de couleur noire, sa différence est perçue d’abord avec surprise, puis avec incompréhension et peur.

Dès sa naissance, Zulou est rejeté par une partie de la communauté. Les gens murmurent qu’il porte malheur, que sa peau bleue est un signe de sorcellerie ou de châtiment des ancêtres. Même ses camarades de jeu se moquent de lui et l’excluent. Sa propre famille, bien qu’aimante, a du mal à supporter le regard des autres. Zulou, blessé et isolé, grandit dans une grande tristesse, se demandant pourquoi il n’est pas comme les autres.

Malgré cette marginalisation, Zulou fait preuve d’un courage extraordinaire. Il reste gentil, intelligent, curieux et surtout respectueux des autres, même de ceux qui le rejettent. Son cœur pur et sa ténacité finissent par attirer l’attention d’un vieil homme sage du village, qui décide de s’occuper de lui, de le protéger et surtout de lui apprendre à s’aimer tel qu’il est.

Un jour, un malheur frappe le village : une sécheresse terrible menace la survie des habitants. Tous les efforts pour faire tomber la pluie échouent. C’est alors que Zulou, inspiré par les enseignements du vieil homme, entreprend un acte courageux et altruiste, qui permettra de sauver son peuple. Grâce à lui, la pluie revient, les champs refleurissent, et la vie reprend.

Ce geste héroïque transforme les mentalités : les villageois, honteux de leur rejet, reconnaissent leur erreur. Ils demandent pardon à Zulou et l’acceptent enfin pleinement, réalisant que la différence est une richesse, et que le vrai danger réside dans l’intolérance.

À travers ce conte, Fatou Keïta transmet un message de tolérance, de respect de la diversité et d’amour de soi. Elle montre que les différences, loin d’être des malédictions, sont des forces qui enrichissent la communauté. L’histoire invite les enfants (et les adultes) à dépasser les apparences et à juger chacun selon son cœur et ses actions.

Le style est simple, poétique et imagé, idéal pour la lecture enfantine ou les séances de lecture à voix haute. L’auteure utilise des éléments symboliques forts pour parler de sujets profonds avec une grande sensibilité.

“Le Petit Garçon Bleu” est donc bien plus qu’un conte : c’est une leçon de vie, un outil d’éducation à la paix, à l’acceptation de soi et à la lutte contre les préjugés.

“Le petit Garçon Bleu ” de Fatou Keita. Les Classiques Ivoiriens. 1998 Avec la contribution de Camara Aziz Mory William (Lu et résumé).

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