Jean Kongo est un jeune sculpteur excentrique. L’adoption du jeune sculpteur du village, Angbo est une très bonne nouvelle pour Kanonville et ses habitants. Il est aimé par tous les villageois surtout pat la gent féminine.
Il se retire dans les tréfonds de Kanonville pour retrouver l’inspiration qui lui manque en ce moment pour la sculpture de ses œuvres. À Kongoville, Il fait la rencontre de Sadia, une beauté Foulani, qui n’est pas prédestinée pourtant à entrer dans sa vie. Leur amour secret, complexe, va entraîner Kanonville dans une aventure singulière qui met en scène les légendes, croyances, rivalités et luttes impitoyables pour le pouvoir.
Tout part par le fait que Jean Kango veut à tout prix, sculpter la femme Foulani: Sadia. “Kongo donne le dernier coup. « Attends, Sadia, encore quelques photos et ce sera terminé pour aujourd’hui. 》 On entendit quatre fois le bruit sec de l’ obturateur. C’est fini! 》 Sadia noua son pagne au-dessus de sa poitrine et fit mine de s’affaisser. Il courut la prendre dans ses bras. Elle s’abandonne, lourde mais tendre, fondante. Les senteurs de son parfum se mêlaient à l’odeur aigre-douce de sa sueur. Leurs regards se croisèrent. Elle ferma les yeux, leurs visages se rapprochèrent. Le désir était fort, rageur tyrannique. Leurs fronts se touchèrent, humides. Il sentit le nez effilé de Sadia, puis ses lèvres tendres caressées par un baiser furtif. Ses lèvres voyagèrent vers son cou, descendirent vers sa poitrine. Le pagne roula. Ses deux seins jaillirent, telles des mangues mûres, fermes, un rose orangé. Il admira ses tétons noirs et veloutés, chauds comme des tisons ardents. Elle murmura un râle et les yeux, mi- ouverts, elle lâcha : 《 Ne me prends pas ici, dehors, ça porte malheur! 》. Il la souleva, elle souriait, heureuse. Il ne sentit pas l’effort. Il était mu par un élan libidinal chauffage et conquérant. Il la posa sur le lit et découvrit la beauté de ce corps drapé dans l’éclat des derniers rayons de soleil en ce dix-huit heures. Il la contempla en un instant puis se laissa couler en elle comme un poisson qui se perd dans une vague de la mer. Pages 90-91. Ce passage est l’illustration parfaite des aventures amoureuses du sculpteur.
Pourtant, le village est heureux malgré les difficultés rencontrées par les villageois dans leurs tâches quotidiennes. Ils mènent des activités difficiles pour son développement.
Kongo réussit à sculpter la belle Foulani qui ne voulait pas d’argent, un soir. Kongo est aussi amoureux de Kathy. Une fois l’œuvre terminée, il décide de la vendre à la capitale mais malheureusement point de preneur.
Après une nuit avec les deux jeunes femmes, elles tombent enceintes et semblent bien s’entendre jusqu’à l’arrivée de Kongo. Les villageois réclament la statue pour la déesse Agbo. Qu’en sera pour l’enfant qu’il eut avec Sadia ? ” C’est l’enfant. C’est le fils de Sadia. Ton fils. Regarde ses traits, n’est-ce pas vrai qu’il te ressemble ?”.
Kanon leur recommanda de partir du village, car les esprits ne veulent pas seulement que la statue, ils prendront aussi l’enfant. Il ajoute que ce sont les pièces de leur puzzle.” Kongo, dit le chef, tu as enfanté une déesse. Ce village ne t’oubliera jamais. Je te donne ma parole, tu reviendras d’ici quelques mois. La tempête passée, j’aurai eu le temps déléguer le gros arbre, de peur que les branches trop grosses ne fassent trop de dégâts”.
‘’La Madone des sables ” Adjon-Guy Danho, les Editions Calebasse 2021. Avec la contribution de Ange Deborah Seri (Lecture et résumé de l’œuvre)