Société

Lutte contre la cybercriminalité : la PLCC a enregistré plus de 12 000 plaintes en 2024

Par Yaya Kanté9 juin 2025

Marcelin Dougba, commissaire de police et chef de département indique que la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) a enregistré plus de 12 000 plaintes en 2024.

La PLCC, département de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’Information (ANSSI), a pour mission de lutter contre les infractions numériques c’est-à-dire toute infraction pénale commise par le biais ou sur un système d’information. Dans un entretien accordé au Centre de communication et d’information gouvernementale (Cicg), Marcelin Dougba, a indiqué que la PLCC a enregistré plus de 12 000 plaintes en 2024. Le commissaire est revenu sur les missions de la plateforme, appelant à la vigilance face aux crimes numériques.

Les usagers peuvent saisir la PLCC

Selon le commissaire Marcelin Dougba, tout citoyen peut porter plainte directement auprès de la PLCC. La plateforme reçoit également des soit-transmis des tribunaux, des commissions rogatoires, ainsi que des demandes d’entraide judiciaire. Par ailleurs, la PLCC peut s’autosaisir sur des faits susceptibles d’avoir un impact sur la société.

Concernant la lutte contre les fake news, le commissaire rassure : « La PLCC veille. » Il rappelle les campagnes de sensibilisation des populations sur les risques liés à la désinformation et l’interpellation des auteurs après enquêtes.

Hausse des plaintes et mesures de sécurité

Entre 2022 et 2024, les saisines de la PLCC ont augmenté de 100 %, passant de 6 000 à 12 000 plaintes. Le commissaire explique cette hausse par une meilleure connaissance des infractions numériques par les populations, grâce aux campagnes de sensibilisation. S’agissant des affaires résolues, bien que la PLCC ne communique pas de chiffres précis, elle assure un suivi rigoureux de toutes les affaires.

Pour se prémunir des crimes numériques, le commissaire Dougba exhorte à éviter de communiquer ses données à caractère personnel : nom, prénoms, mot de passe ou encore coordonnées bancaires sur internet. Il déconseille vivement la diffusion de contenus sensibles pouvant être préjudiciable, invitant les usagers à adopter des gestes simples et des règles de bonne conduite pour éviter d’être victime de cybercriminalité.

Avec CICG

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