La Maison de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a accueilli, le jeudi 2 octobre 2025, la cérémonie de lancement (Kick-off meeting) de l’axe 2 du projet de Valorisation de la Biomasse Énergie et de la Cuisson Propre en Côte d’Ivoire (VABICUI).
Ce projet, co-piloté par Enabel, Eurocham (la Chambre de Commerce Européenne) et plusieurs partenaires, s’inscrit dans la dynamique de lutte contre le changement climatique. Il a pour objectif de renforcer le tissu entrepreneurial autour de la bioénergie, de la cuisson propre et de la valorisation de la biomasse, tout en améliorant le cadre institutionnel et réglementaire de ces secteurs.
« Ce projet va contribuer au renforcement du climat des affaires afin que l’entrepreneuriat dans le secteur de la bioénergie, de la biomasse énergie ou de la cuisson propre prenne de l’ampleur », a indiqué Laura Saleh, cheffe de projet à Eurocham, lors de sa présentation.
Dans ce cadre, Eurocham jouera un rôle essentiel dans la vulgarisation des thématiques liées à la bioénergie. L’organisation prévoit une série d’actions telles que des campagnes de sensibilisation, des événements de networking, la diffusion d’informations à travers des outils dédiés (notes d’orientation, newsletters, communication digitale), ainsi que l’organisation de conférences thématiques. La prochaine rencontre, prévue le 8 octobre, portera sur la biomasse et l’énergie.
Le projet VABICUI est structuré autour de trois piliers principaux à savoir l’accélération des entrepreneurs, mise en œuvre par Enabel , le renforcement du climat des affaires, sous la responsabilité d’Eurocham, l’amélioration du cadre légal et institutionnel, également prise en charge par Enabel.
Représentant le directeur Tom Dedeurwaerder, Michel Digbeu, chef de projet à Enabel, a rappelé l’objectif général de l’initiative. Selon lui, le projet vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en soutenant les chaînes de valeur de la cuisson propre et de la valorisation de la biomasse.
« Nous coordonnons ce projet avec les différentes parties prenantes, notamment le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, qui assure la présidence des instances de gouvernance », a-t-il souligné.
Le projet cible particulièrement les entrepreneurs du secteur primaire, tels que ceux impliqués dans la transformation des produits agricoles, en les accompagnant vers des modèles d’économie circulaire. Il s’adresse également aux acteurs institutionnels, dont le rôle est déterminant dans l’élaboration d’un cadre réglementaire favorable au développement économique durable.
Doté d’un financement de 4,9 millions d’euros de l’Union Européenne, le projet s’étend sur quatre ans (2024–2028). Il ambitionne de valoriser 50 000 tonnes de déchets, tout en favorisant l’émergence de champions nationaux dans le domaine de la bioénergie.
« Ce projet représente une réelle opportunité pour la Côte d’Ivoire. Il va permettre de structurer un secteur encore peu développé et de créer un environnement propice à l’innovation », a conclu Michel Digbeu.
Olivier Dion avec Gérard Batoua