Afrique

Lycéennes enlevées à Chibok : dure épreuve pour Buhari et espoir pour le Mouvement pour la Paix

Par Charles Kouassi15 avril 2015

AFRIKIPRESSE-Paris. Une année après l’enlèvement de 279 lycéennes de Chibok (Nigéria), le nouveau président élu, le général en retraite Muhammadu BUHARI s’est montré très prudent sur la chance de retrouver les quelques 200 lycéennes restantes.

14 avril 2014 -14 avril 2015. Voilà justement une année que 279 lycéennes ont été enlevées à Chibok, une ville dans le nord-est du Nigéria, par de groupe terroriste Boko Haram. Entre temps une cinquantaine d’entre eux ont pu s’évader et il reste encore quelques 220 jeunes filles détenues .

Malgré une mobilisation un peu partout dans le monde, le fait est là : ces deux centaines sont encore capturées dans un lieu inconnu jusqu’ici. Cette « impuissance » constitue ‎une des causes de la défaite du président nigérien sortant Goodluck Jonathan .

Interrogé à l’occasion de l’an 1 de cet enlèvement le président nouvellement élu, Muhammadu Buhari a reconnu la délicatesse de la situation même s’il avait promis lors de sa campagne électorale une ferme détermination de lutter contre Boko Haram.

« Nous ne savons pas si les filles de Chibok peuvent être secourues. Leur localisation reste inconnue. J’aimerais beaucoup pouvoir le faire, mais je ne peux pas promettre de les retrouver » a-t-il déclaré mardi dernier auprès de l’AFP.

Huguette Chomski-Magnis présidente du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme et coordinatrice du Collectif contre le terrorisme, une association dynamique dans les actions de mobilisation au profit de ces lycéennes enlevées, a également donné sa vision, à cette occasion.

Dans une interview dans Paris Match, elle dénote une certaine paralysie de la communauté internationale face au terrorisme.

Mme Chomski-Magnis estime qu’une forte mobilisation de la société civile peut faire bouger les lignes des politiques.

À la question précise de savoir s’il reste un espoir de retrouver ces jeunes filles, cette militante de la société civile répond: « Oui ( …..)‎ Avec une grande angoisse néanmoins pour le sort de certaines d’entre elles. Celles qui auraient tenté de s’échapper sans y parvenir. Celles dont la séquestration et les mauvais traitements auraient détruit la santé. Celles qui se seraient suicidées par désespoir. Celles qu’on aurait envoyées se faire exploser. Mais il faut partir du principe que rien n’est inéluctable » .

James RAMAROSAONA

📱 Version mobile accélérée (AMP)

Voir la version complète avec commentaires