Depuis mars 2026, le Mali fait face à une recrudescence d’attaques par drones menées par des groupes armés, notamment dans le nord du pays. Ces opérations visent directement les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires russes d’Africa Corps, illustrant une dégradation sécuritaire persistante malgré les dispositifs militaires renforcés.
Une intensification des attaques dans le nord du Mali
Fin mars 2026, plusieurs frappes coordonnées ont été revendiquées par le Front de Libération de l’Azawad (FLA). Le 30 mars, une attaque combinant drones et missiles a ciblé une position militaire à Anefis, dans la région de Kidal. Quelques jours plus tôt, Aguelhok et Gao avaient déjà été visés par des offensives similaires, impliquant notamment des essaims de drones kamikazes.
Ces attaques s’inscrivent dans une dynamique régionale observée depuis 2023, marquée par une montée en puissance de l’usage offensif des drones par les groupes armés au Sahel.
Des groupes armés de plus en plus technologiques
Les organisations comme le JNIM, le FLA ou encore l’État islamique au Sahel ont considérablement amélioré leurs capacités. Elles utilisent désormais des drones FPV guidés par fibre optique, insensibles aux brouillages électroniques, ainsi que des systèmes intégrant des fonctions rudimentaires d’intelligence artificielle.
Face aux dispositifs russes de guerre électronique déployés depuis 2025, ces groupes adaptent leurs tactiques : vols en essaim, trajectoires à basse altitude et matériaux furtifs.
Une menace régionale aux implications pour l’Afrique de l’Ouest
Cette évolution sécuritaire soulève des inquiétudes pour les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire. La diffusion rapide de ces technologies à faible coût pourrait favoriser une extension des attaques vers le sud, notamment au Bénin ou au Togo.
Malgré les promesses de stabilisation, les forces maliennes et leurs alliés peinent à contenir cette menace. Les infrastructures militaires restent vulnérables, comme l’a illustré l’attaque majeure de janvier 2026 à Niamey.
À terme, cette guerre technologique pourrait redéfinir les équilibres sécuritaires dans toute la sous-région, obligeant les États côtiers à anticiper une menace désormais transfrontalière.
Une correspondance particulière de F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
- Sahel Alerte sur X : “En images : les frappes de drones kamikazes du FLA ont violemment ciblé ce soir le camp des FAMA et des mercenaires russes de l’Africa Corps à Anéfis, causant des dégâts énormes . https://t.co/W1hblfqs8s” / X