Alors que le pays subit une vague d’attaques terroristes sans précédent depuis hier, un détachement de soldats russes aurait négocié son retrait de Kidal, d’après le FLA. Dans le même temps, des informations évoquent la mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, lors de l’attaque de son domicile à Kati.
Attaques terroristes au Mali : une situation sécuritaire toujours critique
Depuis le 25 avril 2026, plusieurs localités maliennes, dont Kidal, Gao et Bamako, sont la cible d’attaques coordonnées menées par des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Ces offensives d’ampleur démontrent la capacité de nuisance persistante des groupes armés, malgré la présence d’Africa Corps et la mobilisation des forces armées maliennes (FAMa).
Sur l’ensemble du territoire, la situation sécuritaire reste critique, avec des affrontements toujours en cours. Aucun bilan n’a, pour le moment, été communiqué par les autorités, laissant craindre un lourd coût humain.
Kidal : un retrait russe qui interroge
Selon plusieurs sources locales, un convoi de soldats russes aurait été aperçu quittant Kidal ces derniers jours. Cette ville stratégique du nord du Mali avait été reprise en 2023 par les FAMa.
Ce mouvement pourrait marquer le début d’un retrait russe du pays, à l’instar de ce qui s’était produit en Syrie lors de la chute du régime de Bachar al-Assad.
Kati : des rumeurs autour de la mort du ministre de la Défense
Parallèlement, des informations circulent sur la mort présumée de Sadio Camara lors d’une attaque à Kati, près de Bamako. À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée par les autorités maliennes.
Si elle était avérée, cette disparition marquerait un tournant majeur dans la crise actuelle et illustrerait le niveau de vulnérabilité des institutions sécuritaires maliennes.
Une crise aux conséquences régionales
Le départ potentiel des forces russes et l’intensification des attaques posent une question centrale : le Mali peut-il encore stabiliser son territoire seul ? L’AES, qui annonçait récemment la création d’une force unifiée pour lutter contre le terrorisme, n’a toujours pas réagi.
Une correspondance particulière de F. Kouadio
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