Face aux menaces terroristes du Sahel, le président du Conseil des ministres togolais, Faure Gnassingbé, s’est rendu, le 7 mai 2026, dans le nord du pays. Il a visité les troupes dans la zone Koundjoaré, dans la région des Savanes, afin d’apporter son soutien aux militaires et évaluer la situation sur le terrain. Cette visite s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants à la frontière avec le Burkina Faso.
La sécurité est le motif principal des déplacements présidentiels dans le nord. La région des Savanes est sous état d’urgence sécuritaire en raison des incursions djihadistes.
Faure Gnassingbé a apporté son soutien aux troupes engagées dans l’opération Koundjoaré et évalué l’efficacité des dispositifs de surveillance frontalière. Il a appelé à la vigilance des populations et à leur collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité.
Parallèlement au volet militaire, ces visites servent à superviser ou à annoncer des projets structurants, visant à rassurer les populations. Elles permettent aussi d’affirmer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national face aux menaces venues du Sahel.
Depuis les attaques des 25 et 26 avril 2026 au Mali, revendiquées par le Jnim en le Fla, la sous-région est en alerte. Le Burkina Faso déjà déstabilisé, sert de zone de repli et de transit pour les groupes armés qui cherchent à étendre leurs opérations vers le sud.
Selon l’Ifri, la menace djihadiste déborde désormais sur la partie nord des pays côtiers, notamment Bénin, Côte d’Ivoire, Togo et Ghana. Face à cette pression, Lomé a renforcé sa frontière nord avec des postes militaires avancés et des capacités de surveillance accrue, soutenu par un appui américain.
Si les États côtiers restent pour l’instant relativement épargnés par des attaques de grande ampleur, la vigilance est maximale. La visite du président Gnassingbé au plus près des unités engagées est un signal fort : la stabilité de toute l’Afrique de l’Ouest se joue aussi sur ses frontières nord.