International

Neutralisation au Venezuela et Iran : et si Trump montrait la voie

Par Charles Kouassi1 mars 2026

Les frappes ciblées ordonnées par Donald Trump contre des responsables iraniens et vénézuéliens redéfinissent les règles de l’ingérence, et posent une question : l’assassinat politique est-il devenu l’outil le plus « propre » pour faire cesser les guerres, pour éviter un guerre impossible et compenser la faiblesse de l’impossibilité de l’usage de l’arme nucléaire ? Si la communauté internationale condamne cela encore du bout des lèvres, dans l’ombre certains pourraient prendre des notes.

Et si, contre toute attente, Donald Trump avait ouvert une boîte de Pandore aussi pragmatique qu’effrayante ? En ordonnant l’élimination de dirigeants, en déstabilisant les pôles du pouvoir à Téhéran et Caracas, le locataire de la Maison-Blanche appliquent une logique visant à neutraliser la tête pour paralyser le corps. Une stratégie de la décapitation qui, sur le papier, réduit à court terme les pertes humaines massives.

Regardons la réalité en face

En Ukraine, des milliers de soldats et de civils meurent chaque mois dans une guerre d’usure. Pourquoi ? Parce que personne n’ose appliquer la « méthode Trump » à Kiev. Vladimir Poutine, pourtant adepte de la neutralisation de ses opposants (empoisonnements, chutes de fenêtres), s’obstine dans une guerre conventionnelle. Ne serait-il pas plus « moral », si l’on ose ce mot, de trancher le nœud gordien en visant directement Volodymyr Zelensky, plutôt que de raser des villes entières ?

La communauté internationale s’offusque. Comment acquérir cette capacité ?

La France et ses alliés, gênés aux entournures par les coups d’État dans la bande sahélienne (AES), ne devraient-ils pas, eux aussi, envisager des solutions radicales pour neutraliser des régimes hostiles ? La realpolitik n’a que faire des bons sentiments. Poutine le grand frère des pays AES pourrait les aider à faire pareil à l’égard de leurs détracteurs.

Bien sûr, l’ONU finira par condamner ces pratiques. Bien sûr la CPI les qualifiera de crimes imprescriptibles. Bien sûr un jour, comme pour Sarkozy avec Kadhafi, le président Trump répondra peut-être même aux États Unis, des opérations d’assassinat de dirigeants de pays étrangers. En attendant que les institutions daignent agir, et que l’ordre soit mis, les méthodes trumpiennes font faire des émules.

La méthode Trump est brutale. Elle est terroriste peut-être, diront même certains. Toutefois, face à des guerres qui s’éternisent, face à des milliers de morts « collatéraux », l’élimination chirurgicale d’un seul homme ne devient-elle pas une sinistre solution d’avenir ? Trump a montré la voie. À chacun désormais de décider s’il veut tendre l’autre joue ou s’armer d’un scalpel.

Affaire à suivre, avant qu’il ne soit trop tard.

Charles Kouassi

📱 Version mobile accélérée (AMP)

Voir la version complète avec commentaires