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One Planet Summit à Paris : 12 engagements pris sous le leadership de Macron

Par Philippe Kouhon12 décembre 2017

Après l’adoption de l’accord de Paris (15 décembre 2015) qui appelle à stabiliser la production de Gaz à effet de serre à 2°c voire 1,5°c d’ici 2020 avec une mobilisation de 100 milliards par an en direction des pays pauvres, le ONE PLANET SUMMIT du mardi 12 décembre 2017 à Paris a annoncé douze engagements internationaux pour le climat.

Ouvrant la séance plénière, le président français, Emmanuel Macron a appelé les autres États à avoir un esprit pratique : «  Ce qui compte à ce sommet, ce sont les engagements. Ce qui se joue ici est une nouvelle étape de notre combat. On est en train de perdre la bataille. Ceux qui étaient avant nous pouvaient dire, on ne savait pas. Maintenant on sait. Il y’a deux ans nous avons signé un accord, malheureusement il y’a des velléités de quitter cet accord. On ne va pas assez vite. On a décidé de stabiliser le réchauffement climatique à 2°C, nous sommes à 3°c. Il faut que tous ceux qui souhaitent prendre la parole pour faire des annonces concrètes, le fassent. Il n’est plus question de venir à ces sommets sans rien dire. Au sortir d’ici il faut expliquer les engagements que nous allons prendre. Le défi de notre génération, c’est d’agir. Il faut des actions concrètes qui vont changer notre avenir ».

À sa suite, Antonio Guterres (SG ONU) et Jim Yong Kim (président de la Banque mondiale), ont salué le leadership de la France et celui de son président qui, ont-ils dit, a mis la pression sur le reste des dirigeants afin de trouver une solution durable pour l’atténuation du réchauffement climatique. « Les fonds ne manquent pas, c’est la confiance qui fait défaut. Il faut trouver 100 milliards de dollars pour aider les pays les plus vulnérables. Cela est important pour retrouver la confiance entre les pays riches et les pays sous-développement », a rappelé Antonio Guterres. « Le train du climat n’attend pas. Embarquement immédiat. Il n’y a pas de plan B pour le climat » a-t-il conclu.

 

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Le président de la banque mondial,  a quant à lui révélé plusieurs deal conclu avec le président Macron lors du déjeuner d’avant le sommet. Au nombre desquels, la gestion des zones côtières en Afrique d’un coût de 250 milliards de dollars, la création du fonds géothermique pour l’Indonésie ( 4 milliards de dollars) , un programme pour des villes résilientes d’un coût de 4 millions de dollars et un quatrième deal concernant le programme ISL qui lutte contre le gaspillage énergétique. Ce projet permettra de fabriquer des ampoules économiques et de construire des voitures électriques. Enfin, en Afrique, l’accent sera mis selon l’institution de Breton Wood sur l’énergie solaire. « Nous n’allons plus financer le Gaz et le pétrole après 2019 » a-t-il conclu.

Les 12 engagements internationaux de Paris

Pour amplifier le financement de l’adaptation et la résilience au changement climatique, quatre engagements ont été pris : 1-Faire face aux évènements extérieurs dans les Etats insulaires. 2- Protéger les terres et les ressources en eau face aux effets du dérèglement climatique.3-Mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat. 4-Marchés publics et accès des collectivités aux financements climat. Pour ce qui concerne la transition vers une économie décarbonée, quatre autres engagements ont été pris : 5-Objectif zéro émission. 6-Révolutions sectorielles vers une économie décarbonée. 7- Des transports sans pollution. 8- Vers un prix du carbone compatible avec l’accord de Paris. Concernant les enjeux climatiques, au cœur de la finance et des décisions de ses acteurs, quatre derniers engagements : 9-Actions des banques centrales et entreprises. 10-Mobilisation internationale des banques de développement. 11-Engagement des fonds souverains. 12-Mobilisation des investisseurs institutionnels.

 

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La France marque sa solidarité envers les pays les plus vulnérables et ceux qui s’engagent vers la neutralité carbone.

1,5 milliards d’euros par an d’ici 2020, c’est le nouvel objectif français en matière de financement pour l’adaptation au dérèglement climatique dans les pays en développement et 1 million d’euros par an comme montant de la contribution de la France au budget de fonctionnement du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ( GIEC) jusqu’en 2022. Cela représente selon les années, jusqu’à 15% du budget global du GIEC.

Philippe Kouhon

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