Politique

ONU : Gbagbo et Tidjane Thiam refroidis par une décision sans appel

Par Philippe Kouhon8 octobre 2025

Genève, 7 octobre 2025-La douche est froide pour Laurent Gbagbo et Cheick Tidjane Thiam. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme vient de rejeter leurs demandes de mesures provisoires dans le cadre des communications introduites par leurs avocats auprès du Comité des droits de l’homme des Nations Unies.

Selon les documents officiels datés du 7 octobre 2025, le Comité a décidé de ne pas octroyer de mesures provisoires à M. Gbagbo (communication n°4825/2025) et à M. Thiam (communication n°4808/2025). En clair, les deux figures politiques ivoiriennes, qui espéraient obtenir un gel des décisions nationales ou une protection internationale immédiate, se voient opposer une fin de non-recevoir.

Le Comité onusien, tout en précisant qu’il n’a pas encore statué sur la recevabilité ni sur le fond des dossiers, a rappelé que les États restent souverains tant que les procédures internationales ne sont pas arrivées à leur terme. Une manière diplomatique de renvoyer les plaignants à leurs réalités nationales.

Une déconvenue à l’international

Pour de nombreux observateurs, cette double décision sonne comme une véritable désillusion pour les anciens alliés politiques devenus symboles d’une opposition en quête de légitimité internationale.

« C’est ridicule de chercher à se faire justice à l’étranger pendant que le peuple attend des solutions concrètes aux défis du quotidien », commente un analyste politique à Abidjan.

En effet, au moment où les Ivoiriens espèrent des projets solides en matière de gouvernance, d’emploi et d’infrastructures, voir des leaders politiques se faire recadrer à Genève a tout d’une scène embarrassante.

Le peuple, lui, regarde vers l’essentiel

Sur le terrain, les populations semblent loin de ces batailles juridiques. Les Ivoiriens, conscients des avancées économiques et sociales réalisées, gardent les yeux tournés vers la stabilité, le progrès et la paix.

À moins de trois semaines de l’élection présidentielle prévue pour le 25 octobre 2025, une large majorité de citoyens voit en le président Alassane Ouattara la continuité rassurante d’une gouvernance axée sur les résultats.

Pendant que certains s’enlisent dans des combats procéduraux sans issue, le peuple ivoirien choisit d’avancer, avec la conviction que l’avenir du pays se construit dans le travail, la cohésion et la vision, non dans les plaintes adressées aux Nations Unies.

Philippe kouhon

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