Afrique

Orpaillage clandestin : des ressortissants chinois arrêtés au Sénégal

Par La Rédaction27 février 2026

Deux ressortissants chinois et deux Maliens ont été arrêtés à Satadougou, dans la région aurifère de Kédougou au Sénégal, pour exploitation illégale d’or, entrée irrégulière et tentative de corruption.

Satadougou : un site clandestin mécanisé démantelé

Les forces de sécurité sénégalaises ont interpellé deux ressortissants chinois , Liang D. Wei et Liang Wei , en flagrant délit d’exploitation aurifère illégale dans la forêt de Satadougou, près de la frontière malienne. L’opération a été menée après plusieurs kilomètres de progression discrète jusqu’au site clandestin.

Deux Maliens ont ensuite été arrêtés alors qu’ils tentaient de négocier la libération des suspects avec une offre présumée de 70 millions FCFA. Deux pelleteuses utilisées pour l’exploitation mécanisée ont été saisies.

Ces éléments suggèrent l’existence d’un réseau structuré disposant de moyens financiers et logistiques importants, bien loin de l’orpaillage artisanal isolé.

Orpaillage illégal chinois en Afrique de l’Ouest : un modèle récurrent

Des affaires similaires impliquant des ressortissants chinois sont documentées depuis plusieurs années au Ghana, en Guinée et au Mali. Le phénomène du galamsey au Ghana a entraîné déforestation, pollution au mercure et conflits avec les communautés locales.

Au Mali, les autorités ont également renforcé les contrôles face à l’implication d’opérateurs étrangers dans l’exploitation aurifère clandestine. L’affaire de Kédougou marque ainsi une extension vers le Sénégal, pays jusqu’ici moins touché par l’orpaillage mécanisé illégal.

Corridor aurifère sahélien : un enjeu stratégique pour les États ouest-africains

La région de Kédougou s’inscrit dans un corridor minier transfrontalier reliant Sénégal, Mali et Guinée. L’industrialisation de l’orpaillage clandestin y menace les sols, les nappes phréatiques et les économies locales.

Pour la Côte d’Ivoire, confrontée elle aussi à l’orpaillage illégal dans ses zones septentrionales et occidentales, l’émergence de réseaux mécanisés étrangers dans les espaces frontaliers sahéliens constitue un signal d’alerte sécuritaire et environnemental majeur.

Une correspondance particulière de F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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