Un panel sur le « phénomène des microbes en Côte d’ivoire : enjeux socio-économique, politique et sécuritaire », a été organisé, jeudi 23 novembre 2017 par la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ivoire (Fesci), à l’université Felix Houphouët-Boigny.
Cette cérémonie a réuni six panelistes (Dr Bah Mahier, sociologue ; Moro de la Lidho ; Dr Kouamé Simon, criminologue ; Diarrasouba Alpha, éducateur spécialisé, Dr Nabi Doumbia, université de Montréal criminologue et Dr Zadi Casimir), qui ont exposé chacun sur le thème.
Le sociologue Bah Mahier a soutenu que c’est l’individu lui-même qui entretient la survie des microbes dans son organisme. « La violence est entretenue par les institutions responsables de la société. À partir de la Fesci, nous pouvons amorcer une nouvelle ère concernant l’évolution de notre nation », a-t-il communiqué. Il a révélé qu’après la bataille d’Abidjan en Avril 2010, les enfants soldats n’ont pas été reconnus en tant que tels pour des logiques politiques. Et compte tenu de la faiblesse des institutions étatiques, « nous sommes resté dans une zone d’incertitude, dont l’émergence des microbes ». À l’en croire, c’est cette marge d’incertitude qui a facilité la vulnérabilité des institutions qui fait que le phénomène des microbes perdure. Comme solution, le Docteur en sociologie a estimé qu’il faut des principes démocratiques fiables qui puissent garantir la sécurité sociale et politique. Le Psychologue, Kouassi Siméon a estimé, qu’il faut faire de l’école une formation car la société ivoirienne est malade.
Kouassi Affian, vice-président de l’Université a félicité l’initiative prise par la FESCI. « L’étiquette qu’on colle à la FESCI n’est pas ce qu’on voit aujourd’hui (…). Il est normal de militer dans une association. Ce qui est anormal c’est d’associer la revendication à la violence. Il n’y a pas de cailloux à l’Université. Mais lorsqu’il y a grève, le campus est rempli de pierre. D’où les enlevez-vous ? », a-t-il cependant interrogé. Le premier Sécrétaire général adjoint de la FESCI, Saint Clair Allah dit Makélélé a jugé qu’après 27 ans d’existence le nom la fédération ne doit plus être associé aux machettes, cailloux et violences.
Hilaire Gueby