Afrique

Parlement de la CEDEAO : Anges Félix N’dakpri prête serment à Abuja

Par La Rédaction7 mai 2026

À Abuja, République fédérale du Nigéria, le mercredi 6 mai 2026, la Côte d’Ivoire consolide son ancrage institutionnel dans l’espace communautaire CEDEAO. Anges Félix N’DAKPRI, élu ivoirien, a prêté le serment qui fait de lui un député communautaire de plein exercice.

Cette investiture officielle l’intègre à la 6è législature du parlement de la CEDEAO, dont les travaux de la première session ordinaire ont été ouverts le 4 mai et se poursuivront jusqu’au 16 mai 2026. Par cet acte, la représentation ivoirienne réaffirme sa fidélité à l’idéal d’unité, de solidarité et de progrès partagé qui guide la CEDEAO depuis 1975.

Le serment : acte fondateur d’un mandat communautaire

La cérémonie s’est tenue dans la solennité qui sied aux institutions républicaines. Face au bureau du parlement et à ses collègues issus des 15 États membres, l’Honorable Anges Félix N’dakpri a pris l’engagement de « s’acquitter de sa mission avec honneur, indépendance et loyauté, dans l’intérêt supérieur des peuples de la Communauté ».

Cette prestation de serment n’est pas un simple formalisme. Elle transforme un député national en législateur régional. Elle lui confère la responsabilité de contrôler, de proposer et de porter la voix de plus de 400 millions de citoyens ouest-africains. Pour la Côte d’Ivoire, c’est la preuve que la diplomatie parlementaire reste un levier stratégique de sa politique extérieure, sous l’autorité de SEM Alassane Ouattara, président de la République.

Une feuille de route en trois piliers pour la 6è législature

Dès son installation, l’élu ivoirien a clarifié les axes qui guideront son mandat à Abuja. Trois priorités, directement liées aux urgences de la sous-région et aux attentes des populations.

Défendre la paix, prévenir les ruptures

L’espace CEDEAO traverse une séquence sécuritaire complexe. Terrorisme au Sahel, tensions politiques, crises humanitaires. Le Parlement ne fait pas la guerre, mais il fait la loi. L’Honorable N’dakpri entend soutenir tout mécanisme parlementaire d’alerte précoce, de médiation et de consolidation de l’État de droit. La stabilité est le préalable à tout développement.

Accélérer l’intégration par l’économie réelle

Tarif Extérieur Commun, Zone de Libre-Échange, projet de monnaie unique : les textes existent. L’enjeu est leur application. Le Député communautaire ivoirien s’engage à veiller à la suppression effective des barrières non tarifaires, à la fluidité des corridors et à l’harmonisation des normes. L’intégration se mesure dans le temps qu’un camion met de Noé à Lagos, pas dans les discours.

Faire vivre la diplomatie des peuples

Le Parlement de la CEDEAO est l’assemblée des citoyens. Honorable Anges Féli N’DAKPRI y portera les principes de la République de Côte d’Ivoire : respect des institutions, dialogue, souveraineté partagée. La diplomatie parlementaire rapproche ce que la géopolitique éloigne. Elle donne un visage humain à l’intégration.

La reconnaissance aux Institutions de la République

Le parcours qui mène à Abuja commence à Abidjan. L’Honorable Anges Félix N’dakpri le sait et l’a rappelé avec gravité. Il a exprimé sa « profonde gratitude » à SEM Alassane Ouattara, président de la République, « pour sa vision panafricaine et son leadership qui renforcent la place de la Côte d’Ivoire dans le concert des Nations ».

Il a adressé ses remerciements à monsieur Patrick Achi, président de l’Assemblée nationale, « pour la confiance placée en sa personne et pour son action en faveur d’un parlementarisme d’excellence ». Il a enfin salué monsieur Cheick Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, « pour l’accompagnement constant et les orientations politiques ». Dans une République, le mandat ne s’arrache pas. Il se reçoit. Et il oblige.

« Un mandat d’action » : la promesse faite aux peuples

À l’issue de son serment, le Député communautaire a livré la phrase qui résume son engagement : « Je prête serment ce jour avec la conscience d’un devoir. Être ici à Abuja n’est pas une distinction. C’est une mission. Celle de travailler, sans relâche, à une CEDEAO de paix, de prospérité et de démocratie. Je rendrai compte. » Le mot clé est « rendre compte ».

La 6è législature s’ouvre alors que les citoyens exigent des résultats. Les sessions du 4 au 16 mai 2026 devront définir des priorités lisibles : budget communautaire, sécurité alimentaire, mobilité des jeunes, contrôle de l’action de la Commission. L’Honorable N’dakpri y prendra part avec la double légitimité du député national et du représentant régional.

La Côte d’Ivoire dans la CEDEAO : une constance, une ambition

Depuis son indépendance, la Côte d’Ivoire a fait le choix de l’ouverture. De la création de la CEDEAO en 1975 à l’engagement actuel pour la ZLECAf (Zone de libre echange continentale africaine), la ligne est claire : aucun développement national durable sans intégration régionale forte.

Nommer l’Honorable Anges Félix N’dakpri au Parlement communautaire, c’est envoyer à Abuja un élu qui connaît le terrain. Un élu qui sait que derrière chaque directive sur la libre circulation, il y a un commerçant à Ouangolo, à Dimbokro, à Bondoukou. Que derrière chaque résolution sur la paix, il y a des familles déplacées qui attendent.

La République est en mouvement. Elle forme, elle désigne, elle contrôle. Elle exige que ses représentants soient à la hauteur. Le serment du 6 mai 2026 en est l’illustration.

La session inaugurale se poursuit. Ce sera la constitution des commissions, l’élection des bureaux, le débat d’orientation générale. La Côte d’Ivoire y fera entendre sa voix. Parce que servir la CEDEAO, c’est servir les Ivoiriens. Et servir les Ivoiriens, c’est servir l’idéal ouest-africain.

CoolBee Ouattara.

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