Politique

Parti unifié : la guerre des héritiers d’Houphouët n’aura pas lieu ( « le Rhdp un gage de stabilité », selon Ouattara )

Par Charles Kouassi2 janvier 2016

En Côte d’Ivoire, la nouvelle guerre annoncée des héritiers d’Houphouët-Boigny n’aura-t-elle plus lieu ? Sur la question du parti unifié, le chef de l’État ivoirien a, sans en donner l’air, tranché à l’occasion de son message de Nouvel An du 31 décembre 2015.

Alassane Ouattara demeure attaché et favorable au rassemblement des houphouëtistes : « Nous avons également démontré que le rassemblement des enfants du Président Félix Houphouët-Boigny, uni au sein du RHDP, est un gage de stabilité pour notre chère Côte d’Ivoire ».

Cela explique, selon de bonnes sources , son agacement à l’époque de la polémique médiatique qui avait eu lieu sur la question entre des cadres et des médias du Rdr et du Pdci-Rda.

Signe de ce qu’il est en symbiose avec le président Bédié sur la question et même sur bien d’autres sujets, Alassane Ouattara a rendu un hommage appuyé au président du Pdci-Rda : «Je voudrais donc rendre un hommage particulier à mon aîné, le Président Aimé Henri Konan Bédié, pour sa confiance, son soutien et ses conseils avisés».

Inhabituel dans le cadre de cette tribune de voeux , cet hommage a encore suscité des spéculations relativement à la question du remaniement qui est sur toutes les lèvres , en ce moment à Abidjan.

C’est l’ex président ivoirien Laurent Gbagbo, qui avait évoqué la notion d’une guerre des héritiers d’Houphouët-Boigny, lui ayant permis d’accéder au pouvoir en 2000 après le coup d’État de décembre 1999, faisant suite au conflit entre Bédié-Ouattara. Un putsch dont la gestion avait suscité une opposition entre Ouattara et le général Guei, chef de la transition militaire.

Feu Robert Gueï est considéré par Laurent Gbagbo comme un héritier d’Houphouët-Boigny, puisqu’il se revendiquait lui-même du Pdci-Rda, dont il avait sollicité en vain le soutien, avant de muer à l’élection présidentielle d’octobre 2010 en candidat indépendant face à Laurent Gbagbo, dont il ne reconnaîtra la victoire qu’à la suite de violente manifestations postélectorales.

Charles Kouassi

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